Je crois que c'est ainsi que la décoration s'appelle. Elle fait partie d'un lot de décoration que je n'ai pas eu à son héritage. Pourtant j'aurais aimé, non pas que cela ait une valeur mais j'aimais l'image de ce père courageux parti se battre à 19 ans pour son pays et qui en avait visiblement aussi aidé un autre. Je ne le sus jamais. Sur la citation il était dit "pour services rendus à la couronne", ou au roi ou quelque chose comme ça. Je ne savais pas trop ce que ça signifiait mais j'aimais l'idée que mon père ait pu rendre service à un roi. Et j'aimais ce pays pour mille autres raisons, peut-être parce que comme de nombreux français j'y avais des attaches : ma grand mère y était née et était devenue française assez tard et quelques vacances m'avaient amené dans ce pays. On passait une frontière, on y mangeait du bon chocolat, les gens étaient accueillants. J'avais même vu au fond d'une maison de retraite une arrière grand-mère qui délirait et qui parlait une langue que je ne connaissais pas. Les années ont passé. Très souvent mes pas ont croisé ceux des gens de ce pays, qui savent si bien rire d'eux mêmes, et qui sont si chaleureux. Beaucoup d'entre eux ont des attaches dans notre belle Provence.  Le monde de la blogosphère me renvoie très souvent chez eux et je découvre certaines de leurs préoccupations, quelques uns de leurs soucis comme celui d'être privé de gouvernement.

Un jour on nous offrit un voyage. Nous décidames de revenir vers ces sources là et la découverte de quelques uns des villes de ce pays nous parlait. Nous aimions, ces maisons propres et chaleureuses, et ce goût aussi et ces couleurs, et ces chaux, et ces ors, et ces héritages de grandeurs passées.

J'avais envie de l'écrire ce soir, où il fait trop chaud, où le travail a été dur et où il est doux de penser à d'autres et à ces petites tâches de couleurs différentes sur les livres de géographie qui donnent au monde son sens. J'ai toujours eu une prédilection pour les plus petites tâches, celles où le pays pour être grand n'a ni besoin d'être très peuplé, ni très vaste, ni très riche.

Mon Dieu, soyez assez gentil pour que ces couleurs demeurent.


Ps : je pense qu'on est plusieurs à penser à une amie de ce pays pour qui les couleurs vont peut-être devenir un problème. C'est une raison de plus de ce petit message.