J'appartiens à un monde étrange, comme décalé dans le temps. Dans ce monde les choses ne sont finalement pas si différentes de celles qu'ont connu les gens ...d'avant.
On naît. On grandit. On est amoureux. On se fiance. On se marie. On travaille. On a des enfants. On est malade. On meurt. On conduit des voitures. On construit des maisons. Quand l'été est chaud on file à la plage profiter du soleil et quand l'hiver est assez neigeux c'est la montagne qui nous attire alors. De temps en temps on traverse le monde pour découvrir que les autres gens simples ne sont pas très différents.
Bien sûr, tout n'est pas parfait. Un jour on conjugue mal un de ces verbes. Le travail disparaît. L'amour éclate. L'enfant ne vient pas ou l'amoureux tarde à apparaître. La maladie surgit là où on ne l'attendait pas et parfois même la mort surprend en apparaissant trop tôt quand on ne l'attend pas.
Dans ce monde les enfants naissent dans la joie, même si parfois on ne les attendait pas trop. On regarde d'un œil bienveillant les amours naissantes. On se régale des mots d'enfants. Et si le travail vient à manquer, on se dit qu'il nous reste le courage, la patience, l'amitié aussi.
Dans mon monde les garçons aiment les filles et les filles aiment les garçons et si, par d'étranges coups du sort, ce n'est pas tout à fait ça, on confie le reste au silence. Dans mon monde les gens sont honnêtes même si beaucoup trichent un peu en déclarant leurs impôts ou signalent d'un appel de phares le gendarme qui guette.
Dans mon monde, on protège la vie même avant qu'elle n'éclate au grand jour et on se défend de la mort. Dans ce monde aussi on sait punir ou pardonner ceux qui se trompent ou qui trichent si, pour leur malheur, ils se font prendre.
Dans mon monde on croit encore à l'effort récompensé, au plaisir du travail bien fait, à l'argent mérité. On sait que ce n'est pas tout à fait vrai! On vient bien qu'il y en a qui trichent mais on fait tout pour ne pas rompre l'harmonie.
Dans mon monde on continue de croire à quelque chose qui s'appelle la justice et on est fiers que des hommes plus courageux prennent parfois les armes pour défendre un pays ou un drapeau.
Dans mon monde on partage son pain et son pays avec l'étranger qu'on accueille mais on sait aussi prendre les armes pour chasser le barbare.
Mon monde est un monde de gens simples, sages et imprudents à la fois. Il y a parmi ceux qui l'habitent des gens pauvres et généreux mais il y a aussi des gens riches et généreux ou des pauvres....avares. Chacun y tient sa place avec ses qualités et parfois ses défauts.
Les gens qui peuplent ce monde peuvent parfois se lever tous ensemble pour défendre une idée. Ils sont souvent déçus mais les ans passent et si le nombre de ceux qui se laissent aller au désespoir parfois augmente, c'est le plus souvent la joie qui le domine.
Ce monde est celui de mes pères, et, j'espère qu'il sera celui de mes enfants.
Par mes modestes lignes, ce monde je veux le faire partager au gré des petites histoires que je raconte, de temps en temps.
Dans ce monde, il n'y a que des petits au regard de la grandeur de l'univers et de ce Dieu auquel je crois. Mais je sais bien que d'autres n'ont pas la chance de partager cette croyance et qu'il y a parmi eux aussi des gens de bien.
C'est dans ce monde aussi qu'on chante, qu'on rit, qu'on danse, qu'on se raconte des histoires.
Mais ce monde est aussi un monde d'enfants, de poètes et de naïfs qui se laissent souvent abuser par des bonimenteurs, des fabricants de rêves et des voleurs d'idéaux.
Parfois ce sont eux, les méchants, les voleurs et les menteurs qui mènent ce monde dans l'espoir toujours déçu d'arriver un jour à nous le voler tout à fait. Ils trouvent parmi nous souvent des victimes, parfois des complices. Leur combat est perdu d'avance mais eux, ils croient que non et que quelques zéros de plus au bout d'un chiffre sur un numéro de compte en banque suffiront à leur bonheur.
Ce monde ils sont en train de nous le voler, de le dénaturer, d'en faire quelque chose qui ne ressemble à rien. Et je ne le veux pas. Alors au gré des jours qui passent, il m'arrive dans la nuit d'écrire quelques lignes pour contribuer ,à ma faible mesure, à protéger ce monde et à "bouter hors de mon beau royaume" des gens qui n'ont rien à y faire.
Et c'est pour cela que je te demande, à toi l'ami qui me lit (et qui a la gentillesse de rester et de revenir) de partager ce message, de le faire connaître à tes propres amis.
Et c'est plein de confiance en ton amitié que je t'embrasse ( si tu as la chance d'être un de ces êtres merveilleux et mystérieux qu'on appelle "femme") ou à qui je serre une main fraternelle si tu es comme moi un des ces êtres imparfaits qu'on appelle"homme", espèce qui semble parfois uniquement faite pour aimer et admirer les premières nommées.
Passe un bon week-end mon ami et , si tu n'es pas mon ami , passe ton chemin !