Un plongeon dans le froid, mais pas dans le....trop froid. Un froid qu'il est normal de s'attendre à trouver dans notre Provence en  fin de février. Une transition en douceur : Une dernière journée a la plage, l'anniversaire d'un petit chevalier dans un endroit de sable désert au bord d'une mer turquoise. Curieux comme, en quelques semaines, un pays, un endroit deviennent familiers. On retournera certainement, si Dieu veut, dans ce pays de soleil et de chaleur apprendre à le connaître mieux, différemment, sans états d'âmes. 

La transition s'est opérée en douceur. Une longue journée d'escale nous a permis de faire connaissance avec Amsterdam. Arriver dans une ville inconnue à l'aube, quand elle dort encore. Découvrir ses maisons aux belles façades percées de lumière à qui le temps donne parfois d'étranges inclinaisons. Un univers d'eau et de canaux qui donne aux villes des poses alanguies, où les vélos dansent un étrange ballet qui s'anime dans un jour un peu épais où le soleil ne percera pas. C'est un peu comme si le sort, ou le Bon Dieu, le second animant le premier, avait envie de nous donner de jolies surprises pour se séparer de ceux qu'on a pu retrouver longtemps mais dont il a bien fallu se séparer.
Un charmant béguinage autour d'un jardin où les perce-neige mettent de jolies touches de blanc dans la brume. Une porte ouverte un peu au hasard fait découvrir une charmante église à l'heure où la ville n'appartient encore qu'à elle même. Un petit temps de prière partagé avec des inconnus. Une journée de marche dans le froid, la brume et même la pluie, ponctuée de pauses dans la chaleur de petits bistrots ou de délicieux salons de thé. Nous aimons tous deux découvrir une ville avec nos pieds et même un peu de fatigue.
Une journée qui nous fait oublier l'inconfort de ces voyages où l'exiguïté de la place d'avion aide à comprendre pourquoi ses prix sont si bas. 
Le soir et à nouveau l'attente dans un aéroport qu'on connaît bien maintenant et les voix qu'on entend dans la salle qui nous rappellent que c'est Marseille à nouveau qui nous accueillera : le parler haut, coloré, joyeux sent déjà bon notre Provence.
Notre voiture nous attend. Un gentil frère est venu nous chercher. Il a veillé sur notre maison et a pris du temps sur son sommeil pour être présent. Il nous donne des nouvelles de notre village. Nos yeux s'habituent très vite malgré à la nuit à ces paysages familiers et le cœur s'anime de sensations délicieuses. On est de retour chez soi.
Je n'ai pas le temps, ami lecteur, de continuer mon récit, je poursuivrai plus tard.
Bon dimanche qui commence avec un peu de froid, un ciel si bleu, un soleil si brillant.