Cette présence invisible qui donne un sens à ta nuit trop courte. Il fait nuit. On ne peut pas dire que tu n'aies pas sommeil mais il ne vient pas. Il serait pourtant raisonnable que ton sommeil se prolonge un peu. Les idées tournent dans ta tête, les visages aussi, de ceux que tu aimes...ou pas. Un sentiment d'interdépendance des exiperiencess, des vies, des sentiments. Regarder avec bonheur ce qu'on a reçu, regarder avec peine ce qu'on a déjà perdu. Ne pas s'y attarder.  Échafauder des plans d'avenir, de demain.

Et devant l'esprit qui s'emballe, se lever. Se dire qu'il n'y pas d'autres raisons à cette agitation de l'âme et de l'esprit que le  sentiment de Sa présence.
Alors dans le silence de la maison juste troublé par le mistral qui souffle fort cette nuit, sentir que c'est pour Lui qu'on est levé.
Que ce Lui est un être trinitaire et ne pas bien comprendre ce qu'est la Trinité. Sentir ce besoin de remercier, de louer, de demander. Et cette perception qu'il est nécessaire de sortir de soi, de se tourner vers Lui et de Lui vers les autres hommes. Des trois personnes, vite l'une d'elle s'impose, c'est celle du Fils, parce qu'on peut mettre derrière ce nom, une réalité, une image, une vie, une histoire, un récit. Se sentir à la fois fils et frère. Peser en un instant sa vie, ses petitesses, mettre en regard ce qu'on a reçu. Et pour pallier au déséquilibre sentir le poids solide de la Miséricorde, cette place faite dans Son cœur pour réajuster l'équilibre de la médiocrité de la vie.
Alors trouver dans son pauvre trésor d'homme les mots qu'on a reçu et balbutier une prière et puis deux et puis retourner au silence, à la contemplation, parfois au sommeil.
Être dans le dessein d'un Père, d'une Mère, dans la fraternité d'un Fils, dans le souci d'un Esprit.
Quoi ? Tu penses que ce n'est pas bien clair ? 
Si tu savais le Don de Dieu....