Se souvenir à quel point on aima cette histoire. Se demander si on n'est pas tranquillement passé de l'autre côté de l'histoire. Du côté de ceux qui attendent les visites des plus jeunes, de ceux qui reviennent au bercail.

Un dimanche de Mars. Un enfant de passage, le dernier, un tout nouvel emploi en poche et tous les bonheurs qui l'accompagnent. Un week end en pause. Un vide-grenier de vieilles vaisselles et d'antiques casseroles. Une sieste. Des petits repas gourmands et des apéritifs sympas. Des déjeuners au soleil et des soirées au coin du feu. S'apercevoir qu'on est encore plein de rêves, que ceux de son époque sont loin d'être épuisés.  Un dimanche soir sans stress, joyeux, sans autre événement que son départ vers sa destination de travail.
Un temps qui passe au rythme des conversations. On échange des nouvelles. Une messe au monastère, sans touristes, sans "parisiens". Seuls les habitués. Quelques amis qu'on retrouve. 
Un bon livre lu sur ma tablette de lecture, une nouveauté à laquelle je commence à trouver une certaine saveur. Oh ! mais rassurez-vous mes amis de papier et de poussière, je ne vous quitterez jamais, vous qui me faites signes des mille endroits où vous nichez dans la maison qui vous adore. Une belle histoire, de beaux sentiments, un beau roman, quelques belles phrases qu'on note pour un autre usage.
Quelques coups de fils pour partager une présence.
Un disque de Dylan en sourdine. Le temps qui passe. Les phrases qui s'écrivent sans lien, sans trame. 
Un dimanche en Provence.