Je ne sais pas quel sort injuste s'acharne sur ton île. Je ne la connais pas. Je ne sais pas très bien où tu vis, ni comment. J'entends trop souvent ton nom associé à de bien tristes choses. Tremblement de terre, ouragan, inondation, choléra, misère, faim, dictature, exactions en tous genres. Les journaux me rapportent trop souvent tes malheurs et puis t'oublient comme ils oublient trop de choses. Dans mon pays de France, on se plaint de tout et pourtant comme mon pays est riche !  De ton pays de descendants d'esclaves, de flibustiers, de pirates, on n'entend pas monter les plaintes. On vous oublie. Le monde vous délaisse. 

Je veux rêver pour toi, de paix, d'école, de repas, d'équilibres, de ces sourires d'enfants qui parviennent jusqu'à nous défiant la misère et faisant espérer un bonheur possible.
Mon petit frère haïtien, je sais que certains oeuvrent dans l'ombre et l'abnégation pour apporter chez toi un peu plus de pain, un peu plus d'école, quelques murs, un peu plus d'avenir.
Alors en ce matin doux de Provence, dans mon village qui dort encore, je mesure ma chance et je veux juste dire à mes petits frères de France, de ne pas t'oublier, de garder pour toi une place dans leur cœur, dans leurs prières et dans leurs pensées
Et puis je veux aussi leur dire qu'ils peuvent t'aider en apportant une petite obole, à une petite oeuvre, qui aide avec patience ton pays et l'appel au réveil. 
Dimanche prochain, à mon tour j'irai marcher dans les rues de la capitale pour rappeler que la première chose à sauver dans le monde c'est la vie, la vie qui s'organise, la famille, l'enfant qui doit naître et qu'on ne doit pas vendre, la femme qu'on doit respecter dans son intégrité de mère, la vie réelle qu'elle nous fut donnée et qu'on devra la rendre. La vie dont on devra répondre. 
Alors je penserai à toi petit frere haïtien, toi qui n'a plus que la vie comme unique trésor. Et pour toi, petit frère cette vie, ce qui la menace ce ne sont pas tes égoïsmes, tes caprices, tes envies, tes états d'âme ou d'esprit. Non, c'est juste la mer qui gonfle, la terre qui tremble, les prédateurs qui rodent, les ruisseaux qui transportent la maladie.
Alors je veux petit frère haïtien, juste donner à mes frères de France, une adresse et un nom pour t'aider.
Ou 
 
http://www.projectgrosmangles.com/
Merci.....
Je t'embrasse.