...souffle très fort. C'est lui qui donne le rythme. Le marché est un peu vide ce lendemain de 14 juillet. Peu de marchands. Peu de monde. Trop de vent. Un ciel d'un  bleu tellement bleu qu'on ne saurait le raconter. 

La maison s'est remplie de belles personnes et de bonnes surprises. Chacun retrouve ses marques et très vite dans cette maison où l'on "fait" chacun trouve l'activité qui lui convient. Le spectacle qu'on prépare, les feuilles qu'on ramasse avec grand-père, la cuisine avec grand-ma, le puzzle avec la plus gentille des tantes.
Déjà une première mésaventure dont on parlera longtemps : Le plus grand des petits garçons paye un moment d'inattention sur son vélo d'un plongeon dans un petit canal.
On a vu des ragondins nager dans la rivière. Le jardin de grand-père a produit son premier melon et les légumes d'été y arrivent un peu chaque jour.
Un quatorze juillet avec visite de cousins, apéritif "républicain" et orchestre au bal du village.
Le plus petit de la tribu nous amuse de ses pitreries. La maison s'est remplie de ces bruits forts et joyeux. La petite cour abritée du soleil est du vent est l'endroit tranquille des jouets qu'on assemble ou qu'on rassemble.
On découvre les premiers parcours à vélos. Ce soir on pique-niquera avec des amis sur le Ventoux mais du côté abrité du vent, au sud et à l'abri de leur maison.
Un long week-end de trois jours dans cette provence qu'on habite ou qu'on retrouve avec bonheur. 
Le temps passe vite, trop vite peut-être. Il est un peu difficile de s'isoler pour lire, écrire ou même se reposer mais qu'importe c'est pour l'instant juste le temps de ...vivre heureux.
Mais c'est pour l'instant l'heure de la sieste sur le fauteuil bleu à l'ombre sous le hangar.
Les yeux de l'écrivain se ferment. Juste le temps d'envoyer ce billet et de te souhaiter un bon week end.