L'école commence tôt le matin. Les deux princesses et le petit chevalier s'y rendent avec leur maman à pied. On n'a pas encore acquis un de ces triporteurs qu'on ici les parents pour se déplacer en famille. On est en recherche. L'école n'est pas si près mais on a déjà pris l'habitude de marcher un peu longuement pour voyager dans le ville. L'école est l'école française. En un instant on est en France. On comprend tout : les inscriptions sur les murs, les conversations des voisins. Ca repose.

Pendant ce temps deux grands-parents s'affairent avec le dernier petit chevalier. Le lever, le préparer, l'emmener faire les courses dans les magasins voisins. Ils sont un peu tendus ces grands-parents car, eux, ne sont pas trop habitués à vivre dans un pays étrangers. Il leur faut toujours un petit moment d'adaptation. Comprendre les étiquettes, trouver le bon vendeur et comprendre ses explications. Ici nombreux sont ceux qui parlent anglais mais toutes les étiquettes sont en néerlandais ce qui ne rend pas les courses évidentes.
L'après-midi tout le monde retourne à l'école. On se séparera par la suite. La seconde princesse ira s'inscrire à un cours de gymnastique avec sa maman pendant que les autres iront jouer dans un parc.
Une belle roseraie forme le décor. Parcourue de canaux où évoluent cygnes et cols verts. Il y a de nombreuses aires de jeux dans cette ville. Celle-ci leur plait tant qu'il y resteront plus d'une heure. Pendant ce temps le plus petit et son grand-père rendent une petite visite aux canards et au cygne. Le petit homme est bouché-bée devant ces canards géants. Des passants leur jettent du pain et ils se précipitent quand il n'y a pas une mouette qui tente de s'en emparer.
Pas sauvages pour un sou, ces mouettes, qui s'approchent de tous ces sacs qui contiennent goûters et autres délices. Malheur au négligent qui ne les surveille pas.
Les enfants ont retrouvé des amis de leur école. Ce n'est que leur deuxième jour lais on sent bien les habitudes qui s'installent, les amitiés naissantes.
La grande maison est un peu moins vide qui se garnit des quelques meubles nouveaux prévus. Mais le déménagement tarde à venir et c'est moyennement commode de faire ses devoirs sur une table improvisée à base des cartons d'emballage.
Malgré un temps médiocre, les grandes pièces de là maisons restent baignées de lumière. On comprend mieux pourquoi ce pays abrite tant de grands peintres.
Une autre particularité : il y a vraiment peu de voitures ( je crois qu'elles sont très lourdement taxées ) et devant la maison, il y a toujours de nombreuses places disponibles pour se garer entre d'autres voitures souvent très belles qui se rechargent a l'électricité.
Hier on a testé l'autre côté de la plage, plus bruyant et plus animé. Il y avait beaucoup de monde. Il y avait beaucoup d'animations, des fêtes déguisées, une opération portes-ouvertes chez les pompiers et on a visité la rue des magasins de vélos. Le temps passe vite. On ne peut pas dire qu'on est en vacances car on mène avec nos enfants le début de leur vie ordinaire des prochaines années. Mais ce dépaysement tient lieu de vacances et on aura bien le temps un peu plus tard d'aller visiter toutes les belles choses à voir.
Chez nous aussi l'école a repris et en même temps la rentrée des politiques. On a quelques échos de ce petit monde. Tout cela semble bien mou et sans âme. Enfin, on attendra pour voir.
Voilà ami lecteur, un compte-rendu de ces pages de vie ordinaire qui remplissent ce blog.
Bonne semaine.