4 jours ont coulé sans prendre le temps de ce bonheur d'écrire. Presque deux jours passés à voyager sous une pluie battante et dans l'incroyable imbroglio des bouchons routiers que d'ordinaire je parviens à éviter parce que je les déteste. Une expérience d'hôtel un peu insolite que je prendrai le temps de raconter.
Quelques images qui s'affichent sur les écrans marquent bien cette fin des vacances et cette reprise. Reprise de rythme. Reprise de "marques". Reprise de résolutions, de projets, d'expériences.
C'est le temps des images : images reçues d'ailleurs, d'avant, de tous les coins du monde, de tous les coins du temps. Images de rêves aussi.
Car la vie, cette année, sera riche comme elle l'est toujours, même de ses silences, même de ses ennuis.
Il faut mettre la maison à son rythme d'hiver, préparer le jardin, organiser ses rangements, reprendre dans le village le rythme de l'année.
En ce moment d'ailleurs le village s'agite un peu. Il a du mal à sortir de sa torpeur, à quitter son endormissement. Les années, les autos, l'inaction ont enlaidi son centre. Il peine à vouloir lui redonner son vrai visage. On trouve dans les groupes comme dans chaque individu, le même processus de résistance au changement : le déni, le mépris, la moquerie, la peur. Parfois le courage l'emporte avec ses meilleurs alliés qui sont patience et méthode. J'en reparlerai un de ces jours.
Il y a dans les escapades en pays étranger une dimension nouvelle au silence. Le bruit ne disparaît pas, mais l'incompréhension de la langue fait qu'on échappe à ce jeu qui nous fait croire qu'on pourrait tout comprendre. Être l'étranger que les autres tentent d'aider rend un peu de cette humilité nécessaire. Le peu d'anglais qu'on possède suffit à ne pas perdre complètement le sentiment d'assurance de soi.
On ne comprend pas les discussions vaines. Les pires sottises qui peuvent être dites par ceux que l'on croise n'ont pas plus d'effet que les plus belles vérités.
Mystères de langues qui sont si différentes dans des peuples si voisins. J'ai décidé de tenter de comprendre un peu de néerlandais, pour le temps que mes enfants passeront dans ce pays.
Je garde de l'enfance le souvenir d'une arrière-grand-mère aperçue dans le cadre lugubre de ces maisons de retraite d'autrefois qui ne parlait que flamand et que je ne pus comprendre. Je vais tenter de comprendre son voisin.
J'ai un peu de racines entre le nord de la France et la Belgique. J'aime ainsi essayer de retrouver avec elles un peu de complicités.
Mais j'écris et le temps passe. Pardonne-moi ami lecteur. Il faut que je m'active. Je vais éditer ces propos décousus. Mais je reviendrai très vite.
Bonne journée.