Le matin était passé vite. Un lever sans histoires. Quelques affaires à traiter et l’apprentissage d’une langue peuvent assez bien occuper un homme enclin à la paresse. Il y avait mille justifications : le froid qui saisissait tout sur son passage et qui inclinait à l´isolement, au chaud, à l’intérieur.

Un repas expedié, une sieste attendue mais l´énergie qui ne vient pas. 

« Les livres en cours pour l’instant , se dit l’homme, sont pour l’heure trop savants. Allons chercher un roman, un ouvrage plus léger. Tiens ! Un Jules Vernes inconnu fera l’affaire ! »

Mais l’ouvrage est sérieux, voire triste, et ajoute à la mélancolie. Mais deux phrases glanées à l´intérieur viendront sauver notre homme. La première est, je crois, de Sénèque qui dit qu'il faut toute la vie apprendre à vivre. La seconde : « Aime-là comme un fou. Epouse-La comme un sage » résume assez bien La transformation d’une vie par le miracle du mariage.

Le livre terminé, il suffit alors de rejoindre le sujet ...et l’objet de cette belle phrase, d'éplucher avec elle quelques fruits avec nonchalance pour une confiture qui se prépare, de se mettre à écouter Purcell, de déposer deux bûches dans le feu qui décline.

Et la journée est sauvée de l’ennui qui a laissé la place à ce de sentiment exquis  de bien-être qui réchauffe l’âme....et le corps.

Voila mon ami, quelques mots jetés à la hâte , juste pour dire que je n’ai pas oublié ce blog.

Bonne soirée !