L'apprentissage d'une langue étrangère est une école d'humilité. Et cette qualité manque cruellement à l'homme qui écrit ces quelques lignes. Mais cet homme peut être opiniâtre et s'entêter.
Mon gendre est au travail. Ma fille a pris son tour de garde de trois petits bambins dont les parents se partagent la garde pour trouver chacun a leur tour un peu de liberté. ELLE, a pris le relais et accompagne aux jardins la classe de CP avec la maitresse et d'autres parents.Je profitai donc ce matin d'une maison vide pour aller faire quelques courses.
D'abord la grande librairie moderne avec son café intégré où je recherche des livres de Néerlandais un peu à ma portée.
Je cherche dans les livres d'images, pour les touts-petits qui peuvent ainsi apprendre les mots de leur environnement quotidien. Puis je m'aventure dans les livres d'histoires : 5 ans me semble l'âge idéal, celui où on apprend à lire à l'école. Là, je découvre l'étendue de mon ignorance.
Fort de ces achats utiles je rejoins le bouquiniste voisin de la maison pour y passer du temps à fouiner entre les vieilles estampes, les livres ésotériques, les livres d'histoires, et les romans.
J'aime par dessus-tout les échoppes de bouquinistes quels qu'ils soient. Généralement discrets ils vous laissent fouiller pendant des heures, et, si vous les Interrogez vous découvrez souvent des océans de savoirs hétéroclites. Ce sont des vieux anars de gauche ou de droite généralement ouverts à toute littérature sans aucune censure.
Plus souvent hommes que femmes, j'ignore pourquoi quand on dit que les femmes lisent plus que les hommes, ils sont le plus souvent plongés dans des nomenclatures ou lisent sur des écrans des catalogues qu'ils enrichissent.
Je résiste à acheter un vieux livre de technicien d'aviation de 1930 expliquant en néerlandais comme réparer un avion : peu utile pour les progrès immédiats.
Je déniche un livre expliquant la ville, Rue par Rue, par ses histoires qui me semble bien remplir un double rôle : mieux comprendre la ville de mes enfants, apprendre en néerlandais un peu de son histoire.
Pauvre de quelques dizaines d'euros, riche de milliers de mots nouveaux.
Finalement, un bonne affaire...
Il nous faudra demain reprendre le chemin de l'aéroport, le coeur un peu serré de quitter nos petits, mais plein de joie aussi de retrouver notre maison, notre pays, nos amis.
Le jardin à besoin d'être travaillé, la maison aussi. Un vieux fauteuil attend d'être terminé. La prochaine aventure sera d'aller aider notre grande fille à aménager dans une belle maison aux pierres dorées du Beaujolais.
Merci, ami lecteur, qui suit avec patience mes petits récits familiers. Je te souhaite un bon week-end .