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...parfois ces quelques lignes, ne croyez pas que l'homme qui les écrit est autre qu'un enfant qui ne veut pas grandir. Et si je vous disais qu'hier matin encore il parcourait avec des amis les chemins de sa belle Provence. Pas celle de chez lui, des plaines, des canaux et des Sorgues entremêlées étroitement, mais celle d'un peu plus haut, des vignes et des oliviers qui verdissent bellement en ces jours de printemps au pied d'un Ventoux magistral.
Ils imaginent ensemble un jeu, un grand jeu, plein d'amis, quand s'installera l'automne, quand l'été sera passé et que les enfants auront retrouvé le chemin de l'école.
"Alors, on aurait dit que tu serais le prince et moi le chevalier..." Ce sont presque les mêmes mots aujourd'hui, on se refait un monde où se retrouveront amis et connaissances quelques heures, simplement pour être ensemble, pour jouer, pour parler, pour se consoler et pour refaire le monde.
Les années ont passé....peut-être, mais ce monde est toujours autant à refaire. Et, avant que vous preniez le relais, générations futures, pour vivre à votre tour d'autres rêves....pas si inutiles que ça, il nous faudra encore quelques fois se rassembler pour ces grandes occasions qui nous rapprochent pour autre chose qu'un mariage ou un enterrement.
Les rangs s'éclaircissent quand s'égrènent les ans, les visages se creusent, les dos se courbent...mais regardez les yeux, miroirs des âmes, ils gardent pour toujours leur éclat de malice.
Non, l'homme qui écrit ces pages ne veut pas cesser ce jeu commencé à la naissance et qui ne s'arrêtera qu'en quittant ce monde.
Oui, tout est important, ou rien peut-être. Contempler ce monde qui nous entoure, le rendre un peu plus beau, un peu plus souriant et juste partager ce trésor découvert avec "les autres" qui nous entourent.
J'avais juste envie d'écrire ces mots sans trop de sens avant d'aller au jardin et de faire mille choses inutiles et quelques unes essentielles d'un long week end de printemps.
Et pourquoi ne pas le dire. Je vous embrasse.