Les jours s’enchaînent à un rythme fou souvent remplis de douces choses mais le temps passe et je découvre que je n’ai pas écrit depuis longtemps.

Elles sont pourtant nombreuses ces petites choses insignifiantes qui remplissent la vie d’un homme ordinaire.

Le jardin potager regorge de légumes et je me demande si je n’ai pas été un peu présomptueux d’y installer tant de varietes différentes

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. J’ai installé sur l’avant de ma bicyclette un panier de plastique bleu délicieusement ringard pour y entreposer mes trésors.

Les livres aussi se succèdent à un rythme soutenu et révèlent plein de trésors.  Dans mon jardin « de ville » un laurier s’éclate en hauteur , rosiers et  plumbago mettent de jolies taches de couleurs sur les murs et la vigne s’étend partout où elle trouve à s’accrocher. 

Les soirs se remplissent de ces soirées prévues ou improvisées ou on retrouve ses amis avant la longue pause des vacances.

Le soleil s’est confortablement installé et imprime enfin son rythme à une saison qui a tardé et je bous d’impatience de revoir tous les miens réunis.

Dans la fraîcheur bénéfique du petit matin’ quand le village est encore endormi, je me dis que j’ai tort de me priver de ce plaisir de l’écriture partagée avec mes amis.

La porte de mon salon est ouverte. Sur le canapé à côté de moi, la bonne figure d’un moine me regarde d’un air doux depuis la page de couverture d’un livre. Sur la table un autre est là qui attend, (cadeau d’anniversaire) qui me tente aussi. Les mots de néerlandais (auxquels j’ai rajouté quelques mots d’anglais...trop peu utilisés) viennent chaque jour m’apporter des sons nouveaux et ce bonheur de la découverte d’autres façons d’être et peut-être de penser. 

Mais tu vois mon ami : je parle, je parle, et finalement je ne te raconte rien.

Et là, je dois bouger car j’ai de choses à faire. 

Alors je te promets, ou plutôt je me promets de consacrer ces jours-ci plus de temps au doux bonheur d’écrire. En attendant je te souhaite une très bonne journée.