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Chers amis,

 

Il est parfois très délicat de s’adresser à nos amis qui souffrent, un par un. La souffrance est tellement personnelle que l’évoquer c’est aussi quelque part violer une part de votre intimité. Je ne sais pas vos craintes, vos peurs, vos angoisses, vos espoirs, vos rêves, vos attentes. Je ne sais pas la part de vous qui renonce ou qui consent, ni celle qui lutte avec force, patience et fermeté.

Je n’ai pour base de comparaison que ma propre vie, mes petites conquêtes, mes grandes désillusions, mes efforts souvent vains, mais aussi tout ce que je reçois de bon ...sans le mériter en aucune façon. Je ne sais pas non plus la part de vie qui existe pour vous en dehors de ce qui oppresse.

Ce que je sais, ce que je vois, ce sont votre patience, votre prière, votre foi, votre capacité à partager votre faiblesse ou à la taire parfois. Je vois aussi votre force et je me demande si, le jour où, à mon tour, je serai confronté à l’épreuve, je serai capable de pareils comportements.

J’aurai mille fois par jour envie de vous dire que je vous admire, que je vous aime. J’aimerais que ma prière soit pour vous plus ferme et plus insistante. Hélas elle ne l’est pas assez et il me faut sans cesse compter sur la prodigalité de Celui qui, heureusement, nous récompense sans tenir compte de la petitesse de nos efforts.

Alors lorsqu’il vous arrive de douter de vous-mêmes, ou si vous pensez être un fardeau pour les autres, sachez, qu’au moins pour moi, vous êtes des exemples et que vous dessinez un chemin qu’un jour à mon tour j’aurai envie de suivre lorsque viendra le moment.

En ce petit matin d’un jour donné, j’avais envie de vous le dire, de vous écrire aussi que je vous embrasse et que j’espère de tout mon cœur que cette période d’été qui s’annonce me donnera l’occasion de vous voir souvent...et longtemps.

A très bientôt donc....