51FAF6A8-D2BA-4645-AE5C-60956C906BE2...Vont retrouver ce matin le chemin de l’école. Je les imagine sans peine. Le temps est gris ce matin sur la ville. Ils ont chacun leur petit imperméable dans ce pays où la pluie n’est plus un problème mais juste une réalité. Chacun d’eux est sur son petit vélo et avance au rythme de la maman dans le triporteur qui contient le quatrième, qui ne rentrera pas encore cette année. 

S’il n’y a pas de changement majeur, c’est le dernier trimestre qu’ils passeront dans cette école. Ensuite c’est encore l’inconnu.

Mais ce matin ils n’y pensent guère. Ils ont la tête pleine des amis qu’ils vont retrouver, de la classe qu’ils vont découvrir. 

L’année dernière nous étions avec eux pour la rentrée dans cette ville qu’ils découvraient, encore pleine de mystères. On campait dans le grand appartement et le déménagement n’était pas arrivé.

Leur petit cartable est plein de livres et de cahiers et de leur lunch-box de midi. Vivre à vélo n’est plus un problème pour eux. Pour les deux plus grandes c’est la quatrième ville étrangère en quelques années. Il faut dire que leur papa fait des tunnels et qu’il y en a dans le monde entier de ces grands chantiers.

Ils sont rompus à ces rythmes et jonglent avec les langues et les coutumes étrangères. Mais ce sont d’abord des enfants, la tête pleine de rêves et d’espoirs, et de vie. 

Leur petit lapin est mort la semaine dernière mais il a vite trouvé sa place bien au chaud dans leurs souvenirs en création...pour plus tard.

Je les vois. Je revois les rentrées de leur maman et de leurs oncles et tantes. Encore plus loin je me souviens ,mais c’est un peu plus confus, de celle de l’homme qui écris ces quelques lignes. 

Pourtant ici le ciel est d’un bleu merveilleux. Et si les matins et les soirs sont un peu plus frais les jours sont splendides. 

Ce matin j’ai beaucoup à faire, de ces choses que je fais à mon bureau. Je n’aime pas ne pas sortir un peu. Alors je suis quand même allé faire quelques pas dans le jardin et, comme l’élève paresseux que j’étais, je commence par faire tout ce qui est secondaire avant d’en arriver à l’urgent, ou l’important...ou les deux.

J’aurais passé ma vie à lutter contre cette incapacité à traiter mes priorités dans l’ordre...est-ce encore le temps de le corriger?

J’ai d’abord parcouru avant le lever du jour ces mille distractions qui se succèdent sur ma tablette (réseaux sociaux, journaux, et autres mangeurs de temps); puis j’ai repris l’apprentissage des langues : le néerlandais a qui j’ai consacré beaucoup de temps ne me sera plus utile longtemps mais j’ai aimé retrouver ce qui fut autrefois la langue de mes arrières grands parents (overgrootouders ;-)  . J’ai repris l’anglais aussi (que je parle trop mal) parce que c’est nécessaire et que mon dernier part s’installer en Australie pour un temps qui risque d’être long. J’ai rêvé trop longtemps de ces « bouts du monde » pour ne pas me réjouir qu’ils y passent un moment de leurs vies....même si c’est très loin tout ces endroits.

Et puis je te le promets ami lecteur, c’est mon dernier plaisir de la matinée que d’écrire ce petit billet. Je serai sérieux ensuite jusqu’à ce que j’en ai fini avec mes « obligations sédentaires ». 

J’espère qu’il me restera assez de temps à consacrer à ma maison et à mon jardin. Ce serait dommage de passer ce jour enfermé.

Tu vois : je te prends à témoin même de mes paresses...preuve que tu es bien mon ami.

Et bien sûr je te souhaite une bonne journée....