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...une confiance en soi et une assurance qui leur donnent une très grande efficacité dans la vie. D’autres, dont je suis, ont beaucoup moins de facilités à trouver le bon chemin, la bonne méthode et hésitent davantage à s’engager dans une direction précise. Ça peut aller jusqu’à l’inhibition complète.

Pour peu...et c’est encore mon cas, qui sont gauches et maladroits dans leurs apprentissages la vie peut devenir un vrai calvaire.

Heureusement pour eux, il y a parmi cette caste de défavorisés, certains sujets qui ont en naissant, ou qui acquièrent peu à peu, une grande confiance dans « les autres ». Ils ont d’abord ce sentiment parce qu’ils se sentent aimés par des êtres dont ils sentent qu’ils leur pardonneront leurs erreurs ou leurs maladresses.

Ceux-là gagnent peu à  peu l’assurance qui permet de vivre assez confortablement. Ils peuvent développer ou découvrir qu’ils ont quelques qualités cachées qu’ils ne soupçonnaient. Oh, bien sûr ! Ils peuvent être facilement déstabilisés par les critiques ou les reproches qui les ramènent à leur état initial mais ils persévèrent.

J’ai longtemps envié la catégorie des sûrs d’eux, des desinhibés, des « défenseurs de systèmes » avant de comprendre que parfois cette attitude cachait un grand manque de confiance dans les autres et entraînait de vraies souffrances.

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Pour deux sujets bien différents. Le premier est plutôt léger parce qu’il s’agit du jardinage. Depuis que je me suis mis à m’intéresser à cet art, je constate avec bonheur que la terre me récompense bien au-delà de mes efforts et de mes capacités. Je n’arrive pas vraiment à me décider : entre la reproduction du travail des anciens ( à grands coups de bêche, renfort de fumier et de quelques produits « miracles »), les scientistes qui parlent à coup de formules chimiques et de savantes molécules (dont il faut bien avouer les performances exceptionnelles ...et le danger qu’ils semblent représenter pour la planète) et les permaculteurs qui veulent revenir à une forme de nature primitive (sympathique initiative aux résultats étonnants ).

Alors j’étudie, j’expérimente, j’évite la seconde catégorie parce que trop rationnelle pour moi et plutôt ennuyeuse et ma foi, j’obtiens des résultats qui me satisfont. L’impression qu’ont dû avoir les hébreux au désert en recueillant leur manne journalière.

Le second est plus grave, puisqu’il s’agit de la mort. J’ai vraiment beaucoup de mal à penser que je puisse mériter un quelconque paradis par mes talents et mes propres efforts. Je vois ceux qui pensent l’obtenir par leur propre travail ou leur talent, tellement peiner et douter si fort quand ils n’y parviennent pas. Je trouve également triste la vie des cyniques qui y renoncent et se complaisent plus ou moins dans de petits calculs égoïstes pour essayer d’obtenir sur terre le bonheur qu’ils n’envisagent pas pour après.... Mais entre le sentiment de reconnaissance qui m’envahit souvent de toutes les grâces et les bonheurs que j’ai reçu, la conviction profonde que mon destin est entre les mains d’un Dieu bienveillant au pardon sans limite, l’argument « scientifique » du pari de Pascal qui incline à la foi dans tous les cas et à l’effort de s’adresser à ce Dieu...même s’il n’est qu’une hypothèse pour certains, je trouve un certain confort de vie.

C’est ce sentiment que je veux partager avec toi, ce matin, ami lecteur. Encore plus si tu doutes et si tu souffres dans ton corps ou dans ta propre espérance. Tu es, au fil des pages, devenu mon ami. Alors je veux que tu aies autant que moi confiance en un bonheur présent et un autre en devenir. Je le dis que si le Bon Dieu a permis de le sentir à quelqu’un d’aussi peu doué que moi, ça devrait être plus facile pour toi que je ne connais pas mais qui possède suffisamment de bienveillance pour lire régulièrement mes écrits maladroits.

Je te souhaite une bonne journée.