C441662F-87CA-448E-B624-1E54EDA3CD36

Redonner vie à un cœur qui s’est fatigué et qui semble sans ressource est une opération bien délicate. D’abord il faut mesurer l’étendue des dégâts, mille fois passer et repasser dans ces rues, regarder, interroger, consulter l’histoire. Ensuite il faut distinguer dans ce problème ce qu’il a de particulier. Est-ce que tous les cœurs de village meurent ? Est-ce qu’il faudrait s’y résigner comme on assiste avec tristesse à la mort annoncée de tous nos beaux platanes ?

Il faut aussi « aller à la pêche »; trouver les endroits qui vivent, en chercher les raisons. Et puis il faut écouter et écouter encore.

Une première analyse fait apparaître que cette désertification des centres-villes est malheureusement généralisée...mais il arrive aussi que certains se réactivent trouvent un nouveau souffle, prennent un nouvel élan. 

Puis vient le temps des analyses. Il apparaît que le nombre de voitures qui traversent notre ville n’a rien à voir avec sa population. Certains préfèrent rompre la paix de notre petite bourgade pour éviter les quelques kilomètres supplémentaires en passant par les axes normaux. Mais changer d’habitude est terriblement difficile même quand le passage dans un goulet étroit oblige à mettre en danger la sécurité des passants.

Alors on tente une démarche courageuse : interdire la circulation dans un sens et ainsi diviser le nombre de passages. Tollé général, pétition, menaces. Il faut dans tout cela mesurer le vrai du faux.

Heureusement malgré la persistance des critiques on s’aperçoit très vite que la petite vie des piétons se réinstalle...oh ! Juste un peu mais assez pour qu’on est envie de maintenir le dispositif.

Puis on se dit que cette rue oubliée et désertée qui fut autrefois si vivante s’est enlaidie. Boutiques vides, appartements désertés, façades décrépies. Il faudra donc un grand chantier qui redonne un peu d’éclat à tout cela.

Et? ....

La suite elle viendra dans un prochain billet...mais auparavant je ferai demain une parenthèse.

Bonne nuit.