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Tu te souviens, ami lecteur, le « cœur » de mon village, cet endroit de passage qui s’est un peu endormi au cours du temps...comme écrasé par les voitures.

Je t’ai parlé de cette première étape qui consista à réduire ce trafic. Car si tout le monde souhaite que ce cœur de village soit le centre vital de tous les déplacements des habitants, personne n’a envie que des voitures venues de nulle part et allant trop loin le traversent sans même le regarder et sans respect de sa quiétude.

J’ai oublié de te raconter cette étape préalable. On a refait à neuf sa porte d’entrée, le beffroi construit sur la plus importante des portes de la ville. Ses belles pierres ont été grattées, changées lorsque c’était nécessaire. Toutes ses blessures ont été réparées. La cloche de son beau campanile de fer forgé a retrouvé son marteau d’origine et son bruit sourd a remplacé le bruit strident de la petite installation qui l’avait détrôné. On est allé cherché le vieux mur sous des oripeaux d’accessoires ajoutés au cours des temps.

C’est vrai qu’il a maintenant fière allure et au sommet un petit drapeau doré sert de girouette et se voit depuis tous les champs alentours.

Naguère la cloche de l’église avertissait les paysans aux heures importantes, puis ce fut la cloche du beffroi et enfin une horrible sirène, vestige de la guerre.

Il est maintenant décidé que cette porte ne permettra plus le passage que dans un sens et que les voitures ne seront plus les dictateurs de cette jolie rue.

Et puis on passe à la seconde étape. On détermine avec les habitants intéressés et des équipes de spécialistes ce que pourrait être demain pour ce cœur. 

C’est maintenant le temps de faire. Le projet est séparé en plusieurs étapes de réalisation. La première étape va permettre de travailler sur cet axe principal qui relie le beffroi à l’église. 

Une équipe a été choisie parce qu’elle avait déjà fait ailleurs de très belles choses,innovantes mais respectant à la fois la passé et le présent. Parce qu’elle s’appuie aussi sur des hommes de l’art compétents.

Depuis quelques mois des hommes et des femmes regardent le village vivre, recensent ce qu’ils contient, scrutent même sous la terre et regardent dans le ciel et sur les murs des maisons tous ces fils qui se croisent.

Ils imaginent, ils rêvent, ils proposent. Ils recueillent aussi l’avis des habitants appelés à les exprimer. 

Même les enfants et les jeunes sont appelés à l’exercice pour donner leur avis.

Ca se passe en marchant en ville, en travaillant en petits groupes, en envoyant ses avis propres.

Tout est évoqué : les commerces, les marchés, les fêtes et les foires, les écoles et les jeux, le travail et les promenades, la sieste même, la nuit, le jour, les travaux.

Un inventaire à la Prévert mais qui doit donner à la fois de quoi rêver mais surtout de quoi vivre bien et mieux.

On en est là.  Aujourd’hui le travail se fait. Demain on le confrontera de nouveau e5 plusieurs autres fois encore aux désirs des habitants.

Si je te dis, ami lecteur, que je suis impatient de voir les premiers dessins...les premières ébauches, tu comprends maintenant pourquoi.

L’automne a maintenant bien fait son trou. On parle même de chauffage.

Et dans très peu de temps je te dirai les suites de cette histoire.

Entre-temps je vais reprendre le cours de ce blog.

Bonne journée, mon ami.