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Mon Dieu, il faudrait que vous nous fassiez savoir un jour pourquoi ce 1er Novembre qui est, dit-on, une grande fête au Ciel correspond si souvent à un mini-déluge sur terre.

Est-ce pour nous mettre en impatience et pour bien marquer la différence entre ces deux états et l’intérêt de devenir des saints ? Je veux le croire car depuis quelques jours c’est le déluge en Provence, région par ailleurs si propice à accueillir des ciels d’azur.

Certes le Ventoux est couvert de neige et ce serait un très beau spectacle si un ciel gris et couvert ne le dérobait pas à nos yeux.

Pourtant j’aime la Toussaint, cette fête des petits saints anonymes, ces « soldats inconnus » de la sainteté. J’aime l’idée que les humbles dont vous parlez si souvent ont ce jour-là leur jour bien à eux.

Cependant j’ai bien du mal à imaginer ce que peut être une fête au Ciel, endroit pour moi où tout est au summum de la félicité. Je peine à en distinguer les nuances...

Par contre j’avoue être allergique à Halloween. Certes, ces petits enfants déguisés en fantômes et sorcières peuvent être touchants  et le charme de l’enfance va bien au delà de ces laideurs. Mais je ne comprends pas pourquoi introduire laideur et vilénie dans un monde qui n’a pas besoin de ça. Il suffit de laisser les hommes s’organiser tous seuls. Qu’il y ait dans d’autres pays, froids et sombres, un attrait pour les forces du mal, je peux le comprendre mais pourquoi importer ça chez nous ?

Pour moi les sorcières et les fantômes participent à l’imaginaire de mon enfance, portent avec eux une odeur de soufre et de diableries qui m’effraient encore bien des années plus tard.

Qu’il y ait derrière cette fête supplémentaire l’idée de quelques commerçants pour s’enrichir de façon supplémentaire ou une quelconque adhésion à un monde de ténèbres me déplaît.

Mais revenons à la Toussaint, qui est aussi la fête de mes santons, de ces gens simples et humbles que je croise chaque jour et qui font de la sainteté comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, sans le savoir.

Depuis que j’ai commencé ces écrits, quelques uns sont morts et doivent aujourd’hui participer à cette fête. Je les imagine encore un peu timides et hésitants dans cet endroit qui doit leur sembler si extraordinaire.

Je compte beaucoup sur la Miséricorde Divine pour avoir une chance un jour d’aller au Ciel, même si c’est sur « la liste complémentaire », ceux qui seront récupérés au dernier moment.

J’ai beaucoup aimé les petites choses de la création, celles qui m’étaient données à admirer chaque jour dans la nature, les êtres et les objets. J’imagine que j’aimerais encore plus ce que je pourrai voir alors.

En attendant, le Ciel a du m’entendre, car un peu de ciel bleu se laisse voir entre les nuages.

Je te souhaite, ami lecteur, une bonne « Toussaint » et si tu ne crois pas une bonne journée de congé supplémentaire.