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Un matin comme tant d’autres. Assis sur le canapé du salon. Ma tablette bien campée sur mes genoux. J’ai exécuté mes rites matinaux. Ceux d’avant l’action d’une journée de travail. Le ciel peu à peu se découvre et à l’heure où j’écris je ne peux pas encore dire s’il fera beau.

Mais en ce jour particulier de ton anniversaire je pense très fort à toi.

Petite fille unique, très vite mariée... et comme une douce litanie je vois le nom de tes enfants qui s’inscrit en lettres d’or dans ton cœur.

Aujourd’hui il sont plusieurs centaines ceux qui peuvent se réclamer de ta descendance. Je me demande souvent comment tu nous vois d’où tu es.

D’ailleurs où es-tu ? Déjà parvenue à ton but ou en errance entre deux mondes ? Ce qui est certain c’est que, si tu es au Ciel, c’est que Papa doit être avec toi. Car sans lui, pour toi, ça ne pourrait pas être vraiment le Ciel.

Tu nous vois, ceux que tu as porté, ceux que tu as aimé parce qu’ils rejoignaient la famille. Et puis il y a ceux que tu n’as connu que... d’Ailleurs, les enfants, des enfants de tes enfants.

Peut importe le nombre. Si moi j’en suis fier de ce nombre à trois chiffres c’est juste un peu de vanité. La vanité pour toi c’était une chose étrangère. Ce qui comptait c’était cet impressionnant pouvoir d’aimer et cette capacité à se faire aimer.

Nous sommes certainement nombreux à penser à toi en ce jour. Les plus doués en prières savent mieux que moi t’envoyer de ces messages qui doivent t’aller droit au cœur.

Moi je n’ai que les mots pour traduire ce mélange intime d’émotion et d’envie de communiquer avec toi au-delà de la frontière du temps.

Il arrive souvent que tu me manques. Car malgré l’avancée du temps il y a toujours en nous de ces petits moments où l’on reste un enfant. Dans la peine, dans le doute,....et dans les grandes joies qu’on aimerait partager avec tous ceux qu’on aime ou qu’on a aimé.

J’ai à mon tour construit une branche de cet arbre dont je viens. Le petit enfant que je suis pour toi est devenu un homme, un père, un grand-père à son tour. Les rides se creusent chaque jour et les épaules se voûtent mais j’aime à savoir que je reste pour toi ce petit enfant maladroit et parfois difficile que tu voyais grandir auprès de toi.

Cette branche s’est développée avec Elle. J’aime l’idée qu’un jour ceux qui viendront nous la regarderont comme aujourd’hui je te regarde et l’aimeront comme aujourd’hui je t’aime.

Pourtant votre histoire hier comme la nôtre aujourd’hui étaient et sont des histoires simples. Un peu des contes de fées  sauf qu’il n’est pas question de princes ni de princesses mais de simples mortels qui découvrent chaque jour que leur royaume est autour d’eux dans l’amour de ceux qui les entourent.

Merci Maman de générer en ce petit matin de ces belles émotions qui embellissent les jours.

Je t’embrasse. Bonne éternité. En espérant que la Miséricorde Divine suffira comme laissez-passer pour venir t’y retrouver.