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Dans le silence qui convient à ce matin d’attente, je réfléchis à ce mystère incroyable d’un homme-Dieu venu pour me sauver. C’est le moment où il est retiré du monde. Un temps étrange où je me sens orphelin.

Bien sûr qu’on connaît la suite, qu’on sait qu’au milieu de la nuit prochaine les cloches annonceront que le Tombeau est vide, qu’Il est ressuscité.

Mais cette semaine le bruit de l’incendie de Notre-Dame de Paris nous a empêché le temps de recueillement nécessaire. Les bruits ont été plus forts que le drame lui-même. De ce moment étrange de communion d’un peuple chacun a cherché à tirer son profit...triste moment où chacun explique un drame à sa manière pour en retirer son avantage.

Pourtant chacun avait la même impuissance à voir le feu dévorer le toit. La même tristesse régnait dans le cœur du plus humble à celui du plus puissant.

Puis sont arrivés le promesses, les espoirs, les dons.

Moi je fais partie de ceux qui savent remercier les pauvres qui donnent ce qu’ils peuvent aussi bien que les riches qui donnent ce qu’ils veulent. Et si les sommes des derniers sont énormes qu’ils en soient remerciés . Les cathédrales sont justement faites des dons des faibles et des puissants...depuis toujours. Pourquoi croyez vous donc que tant de belles armoiries fleurissent dans les chapelles ? Il serait donc aujourd’hui interdit d’être riche et d’être généreux. Curieuse inversion de valeurs.....

Et il y a eu tant de beaux gestes, tant de belles paroles, venus des horizons les plus divers qu’il faut être un bien triste sire pour ne pas voir en cela quelque chose de très beau. Sachons aussi partager nos bonheurs.

Mais moi je pense beaucoup à Notre Dame, femme et mère de charpentier, qui a dû assister dans sa maison à la destruction d’un des chefs d’œuvre de cette profession. Depuis le pauvre bois de la crèche, au bois de La Croix, en passant par les centaines d’arbres passés entre les mains de Ses Hommes, la vie de la Sainte Vierge est familière des bois.

Alors dans cette maison bâtie pour et par des catholiques, chacun est bienvenu. Tout homme à sa place dans cette maison du pardon. Et si aujourd’hui notre pays a oublié ses racines et s’est trouvé d’autres dieux a adorer, il reste et c’est tant mieux cet héritage de nos pères que nous leur devons de respecter.

Voilà ce que la veille de Pâques, je voulais partager avec toi, ami lecteur.

Le carême s’arrête ce soir, ce temps où l’on se doit d’être plus discret. Je reprendrais très vite le récit de cette petite vie de petit homme où par la grâce de Dieu chaque jour il se passe tant de choses.

Je te souhaite un bonne journée.