50E30445-CEB0-4F21-A2B6-78B577C0DBB4

Je ne sais pas à combien de mariages j’ai assisté dans ma vie. Probablement plusieurs centaines. Et c’est toujours avec plaisir que je participe à ce moment de bonheur où un homme et une femme se jurent pour toujours amour et fidélité.

J’aime ce moment, si émouvant, ou s’échangent les consentements et où chacun de deux fiancés, ému, passe au doigt de l’autre son alliance.

Ce mariage-là serait rassembleur, un mélange d’élégance et de simplicité. Je le savais, car chaque famille a sa « couleur »: et ces amis qui nous invitent sont de ceux qui laissent longtemps à un endroit la trace bienfaisante de leur passage et qui conservent leur amitié  dans le temps et dans l’espace.

Élégance et simplicité de ce petit village varois et de sa petite église en contrebas de la grand-rue, comme dissimulée aux regards pour laisser plus de place au silence et à la prière. Simple comme cette double bénédiction du pasteur et du prêtre à ces mariés émus et souriants. Élégant comme cet homme jeune s’engageant pour la vie, se demandant certainement (comme c’est encore mon cas aujourd’hui) pourquoi c’est lui qui a eu cette immense chance d’être choisi par une femme si délicieuse. Souriant aussi comme cette jeune mariée pour qui le sourire semble être une seconde nature.

Nous savions que nous rencontrerions tant d’amis, venus de partout, parfois de très loin. Nous savions que nous serions contents de ces retrouvailles.

Nous savions que ce serait un moment de bonheur. Nous ignorions encore comment.

Nous ne connaissions pas encore ce beau domaine, perdu au milieu des champs et des bois à l’orée de la ville de Brignoles. Une grosse bastide précédée du beau parc et dominant de sa petite chapelle un joli bassin et de beaux arbres centenaires. Un bel endroit ombrageux pour entendre avec émotion le beau discours d’un père drôle et attendrissant et un joli poème sur le mariage lu par une maman.

Le moment du repas sera celui des discours, toujours un peu « opaques » aux non-initiés, des amis, des témoins, de cousins et que sais-je ? Mais qu’on écoute bien volontiers sans toujours tout comprendre, juste parce que chacun a envie d’apporter sa pierre à ce bonheur débutant.

On dansera un peu. On parlera tard dans la nuit. On partira ensommeillés vers un hôtel dans la belle ville de Saint-Maximin au pied de la Sainte Baume encore habitée du souvenir de la présence de Marie-Madeleine, à quelques pas de la basilique, où dimanche matin de Pentecôte, nous assisterons à une très belle messe dans une église pleine de premiers communiants.

Le repas de midi nous fera connaître le refuge familial de nos amis : une clairière dans une belle forêt, aménagée au milieu des chênes verts. Une maison construite à leur image, simple et élégante, conçue pour les rassemblements familiaux. Une réception qui nous donne aussi un peu de temps pour faire une rapide connaissance avec la famille de la jeune mariée.

Un rassemblement familial partagé. Et puis on remonte vers notre Provence à nous...plus au nord.

Contents, émus, joyeux d’un bonheur partagé. Honorés de cette amitié où l’on sait qu’on partage tant de façons de voir et de vivre les choses, des plus essentielles aux plus ordinaires.

S’il arrivait (comme c’est parfois le cas) que l’un de ces amis lise ces quelques lignes qu’il (qu’elle ? ;-) sache qu’à notre bonheur s’ajoute celui de partager par ces lignes ce bel exemple que constitue ce mariage. Qu’il, ou elle, sache qu’on les remercie et qu’on les embrasse et qu’on ajoute à nos prières cet amour débutant.

Et toi, ami lecteur, qui que tu sois, sache que j’ai du bonheur à partager ce moment, anonyme, avec toi.

Alors je t’embrasse aussi.