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La lumière de l’été inonde la cour de l’Hotel-Dieu de Carpentras. Un monument plein d’élégance qui retrouve son éclat d’origine...et peut-être plus encore.

Ce n’était pas gagné il y a une vingtaine d’années quand le maire de l’époque choisit de redonner un destin culturel à ce qui était devenu un hôpital vétuste.

Ce maire avisé engagea un homme providentiel, amoureux du passé et habile gestionnaire, qui réussit le double exploit de redonner à cet édifice son éclat et de lui ajouter une vocation culturelle.

Il a fallu vaincre bien des difficultés, rassembler des fonds, vaincre ces moulins à vent que sont les lourdeurs administratives. Et il y a deux ans sortait la première tranche de la restauration de ce bel édifice.

L’ensemble des musées et des bibliothèques s’installa (ou rejoindra plus tard) dans des bâtiments sauvegardés et embellis où le Carpentrassien et les habitants à l’entour peuvent enrichir leurs esprits et leurs âmes, dans ces belles salles, parmi les objets merveilleux qui depuis Monseigneur d’Inguimbert se sont accumulés dans les musées et les bibliothèques de la ville.

On fêtait ce matin l’inauguration d’une seconde tranche de travaux et ç’aurait pu être là l’occasion d’une fête magnifique mais elle eut un goût trop amer.

Ce ne fut pas seulement le médiocre discours du maire qui réussit l’exploit de ne parler ni du prélat fondateur, monseigneur d’Inguimbert, ni de l’ancien maire qui fut l’initiateur de ce projet et qui, juste au moment de cette seconde phase, choisit d’écarter le conservateur responsable de cette belle transformation.

La petitesse des politiques n’a souvent d’égale que leur vanité et leur incompétence. Mais le plus grave est surtout de ne pas supporter que, d’une autre source, vienne une lumière harmonieuse.

Une pitoyable cérémonie ou l’on ne donna même pas la parole au principal responsable de cette belle réalisation.

 Celui supporta avec humilité et élégance toute cette « mufflerie » et  le public l’ovationnera longuement quand, presque par mégarde, son nom sera cité.

Nous eûmes en quittant l’endroit envie de quelque chose de rafraîchissant et nous allâmes déjeuner dans un endroit qui n’a d’ « Inattendu » que le nom. Un restaurant bien installé sous l’ombre fraîche des arcades multiséculaires qui font face à la mairie de la ville. Dans ce petit restaurant charmant, bénévoles et professionnels aident de jeunes, et de moins jeunes, gens à trouver leur place dans un monde du travail dont l’approche pour eux est parfois difficile.

Un bon moment, un bon repas, beaucoup de sourire et délicatesse. Merci de cette belle initiative.

Je sais qu’il arrive parfois à des amis de ce conservateur « hors-norme » de lire ces modestes lignes. Qu’ils lui rapportent ma reconnaissance, mon modeste hommage et tous mes vœux pour la suite d’une carrière qui devrait rapidement redevenir lumineuse. 

Si j’ajoute que j’espère que la vanité imbécile de cette municipalité sera anéantie par un désastre aux prochaines élections municipales, je crois que j’aurai tout dit ce que j’avais envie de dire.

Bon week-end, ami lecteur....