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Un petit vent léger agite les feuilles des arbres du jardin. La  pluie tombée hier en abondance a redonné confiance aux paysans. Il semblerait que l’on passe d’une longue et pénible période de canicule à un été « normalement » chaud.

Je me suis fait la remarque que je n’avais pas écrit depuis quelques temps et, dans la maison qui dort encore, j’ai eu très envie de le faire.

Nos quatre petits-enfants sont là, trésor précieux que l’on se plaît à gâter et dont on partage avec gourmandise les moments de bonheurs qu’ils nous donnent.

Le petit chaton arrivé pour la fête des mères est l’objet de toutes leurs attentions et de nombre de leurs jeux. La maison est donc joyeuse. La cabane, fraîchement repeinte, a retrouvé ses habitants et la tour de bois se remplit de chevaliers et de princesses. 

ELLE travaillait encore cette semaine et il a fallu que leur grand-père s’occupe seul de partager leurs occupations. Occasion rêvée de comprendre mieux toutes ces années où c’était moi qui travaillait pendant que la maison bruissait de ces jeux et de ces moments.

Hier, nous les avons amené à un mariage, ce qui leur est donné rarement dans les exils professionnels de leurs parents . Une jolie mariée, un jeune marié attentif et ému, une assistance familiale, plein d’amis, des trombes d’eaux qui accueillent le nouveau couple à la sortie de l’église.

Tu dois te demander, ami lecteur, comment il se fait que je parle ici, aussi souvent de mariage. C’est juste la grâce d’appartenir à une famille très nombreuse et de partager avec beaucoup d’amis un même goût (qui se perd trop souvent) de ces belles institutions qu’on appelle « mariage » et « famille ». 

Aujourd’hui c’est un peu un dimanche de transition car demain la maison accueillera une dizaine de nouveau entrants. J’aime ces passages où chacun vient accueillir les échos de la vie des autres. 

Vendredi prochain nous nous retrouverons seuls, puis la maison se remplira à nouveau. Notre marin « polaire » revient en France pour quelques années. Nous ne verrons pas nos « australiens » cet été (qui est leur hiver).

Toutes ces occupations laissent peu de temps à l’écriture. Le jardin reçoit ses soins au petit matin ou le soir et je commence déjà à préparer les carrés des cultures d’hiver. C’est un exercice nouveau pour moi qui me suis contenté jusqu’alors et  d’un jardin d’été qui profite des beaux étés de Provence et qui dispense généreusement tomates, poivrons, courgettes et autres aubergines.

Je termine de préparer aussi ce qui sera le jardin « pédagogique » où j’espère que d’autres petits enfants viendront s’essayer avec nous au jardinage.

L’été c’est aussi la mairie qui se met en repos et il faudra attendre septembre pour voir la reprise des chantiers.

Dans ce domaine l’avenir est incertain. Je ne sais pas du tout ce que sera le prochain mandat. A quelques mois des élections, aucune stratégie, si ce n’est celle du silence et de l’incertitude entretenus d’une façon que je juge malsaine.

Enfin...on verra. Demain est un autre jour.

Mais toi aussi, ami lecteur, tu dois connaître ce rythme particulier des vacances et tu es bien gentil de venir encore partager avec moi ces quelques moments.

Je te souhaite donc de bonnes vacances et te remercie de venir partager les lignes....

À bientôt.