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Mon cher blog,

 

Tu me demandes pourquoi je n’écris pas plus souvent en ce moment alors que je n’ai pas grand chose à faire. Alors je vais te le dire.

En fait j’ai l’air de ne rien faire mais je fais plein de choses, nécessaires et inutiles à la fois.

Ainsi ce matin je me suis levé en même temps que le jour. J’ai échangé quelques considérations philosophiques avec mon petit chat ( qui avait l’air de s’en foutre comme moi de la prise de la Bastille). J’ai ensuite déjeuné. J’ai cherché quelques renseignements sur un futur voyage en Espagne, puis l’adresse où je pourrais trouver un livre écrit par une jeune amie (Romilda de Bénedicte Rousset ). 

Je ne l’ai pas encore lu et je bous d’impatience. Ensuite j’ai tenté de réparer ma pompe d’arrosage. J’ai échoué (j’ai essayé à nouveau dans l’après midi...sans plus de succès). Mais j’ai quand même réussi à arroser mon jardin.

C’était l’heure honnête pour LA réveiller. J’ai donc permis à notre chaton (c’est une fille) d’accéder à la chambre et elle l’a réveillée avec beaucoup plus de talent que je n’en aurais eu moi-même. 

Il me restait du temps. J’ai envoyé à une jolie filleule un petit mot pour son anniversaire. J’ai neuf filleul(e)s. L’une est au Ciel et c’est elle qui aujourd’hui veille sur moi. Elle aurait eu 31 ans le 12 juillet. D’une autre je n’ai pas de nouvelles mais j’ai à cœur de prier pour chacun d’eux de façon régulière. Mélange de fierté et de tendresse. Fierté d’avoir été choisi pour parrain...tendresse envers ces liens particuliers. 

Enfin j’ai dégagé quelques grappes de raisins de leur gangue de feuillage pour qu’elles profitent du soleil. J’aimerais que mes petits-enfants en profitent la semaine prochaine. J’ai mis de l’engrais bio sur mes courgettes et mes tomates...première fois...on verra bien.

ELLE s’est réveillée et levée. J’ai pris un second café. Nous avons parlé de ce voyage. Elle s’est occupé de chercher des hôtels pendants que je « chiadais » la visite de la ville. 

Puis nous sommes partis à la messe dans ce monastère que j’aime. C’était plein de « non-habitués ». Nous sommes partis assez vite. Un nouvel orgue est venu remplacer le premier et il y aura concert dimanche prochain. La maison sera pleine. Pourrais-je y aller ?

Nous avons déjeuné sur la route du retour  : (un fast-food mais celui d’un fils d’amis...alors ce n’est pas pareil ;-)

Café, sieste, pompe, entretien de la piscine, lecture, tourisme intellectuel, baignade, apéro, dîner.

J’ai essayé aussi de réparer un problème de télé...sans réussite non plus.

Et puis, je dois le dire pour être honnête, café et pousse-café : un alcool de verveine qu’ELLE fabrique et qui est un délice. Il faut dire que je me fais un devoir de vider mon armoire à alcools sans en acheter de nouveaux tant qu’elle ne sera pas vide. Un vrai bonheur. Je redécouvre des alcools oubliés, de ceux par exemple qu’on ramène de voyage et qu’on oublie toujours de boire.

Ensuite j’ai lu de la première à la dernière ligne une revue, irrespectueuse de tout ... parce que deux fils de mes amis y écrivent.

Et là, en écrivant ces mille petites choses j’oublie que finalement aujourd’hui je me suis peut-être ennuyé.

Tu vois, ami lecteur, la vanité de ma vie....et peut-être sa richesse.

Demain matin, je dois partir créer une butte aux parcelles pédagogiques des jardins familiaux. C’est un projet qui me tient à cœur.

Il me reste à lire les nouvelles de mes enfants, petits-enfants et amis à travers le monde, à réciter avec ELLE une prière pour ceux qu’on aime...et ce qu’on n’aime pas (heureusement ils sont rares).

Alors ce soir, je pense à toi, que je ne connais peut-être pas, mais dont ton nom est inscrit dans mon cœur à cause de ton amitié silencieuse. Je vais te rajouter dans mes prières. Puis j’éteindrai les ventilateurs sous le hangar, puis les lumières et j’irai me coucher pour dormir, puis rêver, puis dormir encore.

En attendant je t’embrasse et je te souhaite tout le bonheur du monde.