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Le bout du tunnel. L’ombre d’une petite fille qui se détache dans la lumière du soleil retrouvé. De belles images qui me parviennent de l’autre bout de la terre où notre famille de Robinson explore une île encore pleine d’inconnu. 
C’est loin le bout du monde quand c’est là que vivent une partie de ceux qu’on aime. Même si on reçoit de belles images, il nous manque cette présence physique, les souffles, les regards, les mouvements.
On sent bien que, bien au-delà des mers, par une merveilleuse télépathie (aidée des merveilles du progrès) on reste assez presents les uns pour les autres. Mais comme pour tous ceux que l’on aime...on n’est jamais assez proches d’eux.
Ils sont partis se promener quelques jours dans leur van tout neuf (en tous cas tout récent pour eux...car il affiche au compteur plusieurs centaines de milliers de kilomètres), ils ont ajouté une tente pour un peu plus de confort et ils sillonnent ces deux îles qui finalement ne sont pas si grandes que ça, mais tellement belles, mais tellement sous-peuplées, qu’elles gardent des allures de terres nouvelles.
4 enfants petits, deux parents joyeux, un solide appétit de vie.
J’aime cette image de bout de tunnel irradié de lumière. C’est celle que je souhaite à tous ceux qui sont dans la peine. C’est celle que je souhaite aux situations embrouillées et obscures.
J’aime « flirter » ainsi avec ces images qui me font rêver par ce qu’elles contiennent et ce qu’elles laissent comme place à l’imaginaire. 
Je les aime comme on aime les livres. Mon passage parisien m’a fait débuter la lecture passionnante d’une vie de Moliere écrite par Francis Perrin : deux personnages qui présentent pas mal d’analogies. J’ai du l’abandonner en route, faute de temps. C’était juste au moment où Moliere connaissait sa pleine gloire....et le début de ses ennuis. J’ai repris aussi un livre sur le silence que je lis tellement lentement que c’est presque devenu le livre de chevet ( si on peut parler ainsi car le soir, le sommeil me vient après quelques pages et que c’est plutôt avant l’aube que je lis dans le calme du salon d’une maison endormie.)
Ces livres, ces images, cette énorme reconnaissance que j’ai pour ce qui nous est donné chaque jour, ce sont peut-être les moteurs d’une vie. C’est en tous cas ce qui me donne envie de le partager avec toi...ami lecteur.
Bonne journée.