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T'ai je déjà dit, ami lecteur, combien je déteste les activités paperassières. Je ne parle pas de l'écriture où je me plais comme en ce moment à partager avec d'autres des émotions, des bonheurs, des plaisirs. Je parle de cet ensemble de contraintes qui ne semblent faites que pour habiller d'un voile de contrainte et d'ennui les actes des plus ordinaires aux plus agréables. 

Depuis ce matin, je baigne dans cet univers fétide dont je m'echappe pour mille prétextes avec ce sens inné de la procrastination qui me reste d'un passé scolaire pourtant lointain. Je me suis dit que je ne passerai à aucune chose agréable (sauf celles où je me suis déjà engagé) avant d'avoir terminé ce pensum.

Alors j'ai eu besoin d'une pause. Le soleil lumineux de janvier m'attirait vers l'exterieur et comme je suis un peu enrhumé, je me suis dit que ça me ferait du bien. Sorti de chez moi, je n'ai que quelques mètres à faire pour quitter l'enceinte du village et être dans la campagne. J'ai donc marché par les ruelles, passé le rempart et traversé la passerelle qui depuis le moyen-âge guide le Thorois depuis l'église jusqu'au vieux prieuré qui protége la ville. Puis j'ai suivi le canal et pris le petit chemin qui va à mon jardin potager. Juste pour voir. Il est en attente, en suspens. Il ne reste plus que quelques poireaux que je cueille au fur et a mesure des besoins et plusieurs sortes de choux plantés trop tard dont j'espére qu'ils grossiront encore un peu.

Puis j'ai long la route et traversé à nouveau la rivière et suis revenu par un autre chemin. Je suis passé devant le stade où quelques parents accompagnaient leurs enfants au foot. J'ai longé plusieurs de ces chantiers dont j'ai été un des acteurs. Ils ont repris après une longue interrutpion et je suis partagé entre le bonheur de les voir grandir et la tristesse de ne plus y être impliqué.

Puis j'ai continué ma marche. J'ai rencontré quelques marcheurs. J'en connaissais plusieurs avec qui on s'est souhaité la bonne année. "Et la santé, surtout. Et surtout, la santé !". Cette répétition me fait toujours un peu sourire comme si on voulait conjurer doublement ce mauvais sort qu'est la maladie.

Puis l'église a sonné le glas qui indique le départ de l'un d'entre nous vers un monde que j'espère au moins aussi beau que celui dans lequel je vis. Deux petites notes séparées qui ne manquent pas de charme cependant.

Puis je suis revenu pour écrire ces quelques mots. 

Quelques autres bonheurs se greffèrent la-dessus : une vidéo de voeux venue de Nouvelle-Zélande où je regarde en boucle le résumé d'une année de nos exilés. Deux longs coups de fil : l'un à un fils momentanément malade qui se languit que ca cesse, l'autre à un second fils qui me racontait le drame que vit l'Australie en ce moment et comment leur ciel n,'est plus qu'un immense nuage de fumée. Un gros désastre écologique qui décime la faune de ce pays. Un de ces désastres où l'homme mesure la faiblesse de ses moyens. Puisse la pluie venir éteindre ses braises et réinstaller la vie !

Il y a eu aussi ce coup de fil méridien où je partage avec ELLE un peu de nos vies séparées lorsqu'elle travaille et moi non.

Maintenant je vais me faire un thé qui me tiendra lieu de dîner puisque j'ai ce soir deux réunions : dans la première je retrouve des amis pour essayer de trouver un renouveau dans mon village; dans la seconde ce sont d'autres amis avec lesquels depuis très longtemps nous partageons nos regards sur le monde, sur l'histoire, sur la philosophie et sur la religion. Un moment dont je ne me passerai pour rien au monde.

Voilà tu sais tout mon ami. Il me reste à écrire un autre message...sur mon autre blog que tu me fera peut-être l'honneur de lire et de partager à cette adresse :

http://allomrlemaire.canalblog.com/

 

Bonne soirée !