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Dans les moments de changement de rythme, il est important de trouver un nouveau métronome, un rappel à reprendre ses marques.
En ce moment, en tous cas la semaine qui se termine, c’est la remise en route du jardin qui a donné sa cadence aux journées.
Remettre en culture ces quelques dizaines de mètres carrés. Bêcher, biner, fumer, nettoyer, préparer la terre pour accueillir dans quelques jours les premières semences.
Ouvrir avec passion les pages du « jardinier provençal » qui depuis plus de cent ans donne le rythme particulier d’un jardin dans notre belle région.
Tous les matins de cette semaine la journée débuta ainsi. Pour mettre sa vie au rythme de la nature, réfléchir seul et sans passion, bercé par le seul rythme de l’outil et de son propre souffle.
Il y a peu de monde aux jardins. Nous n’étions que deux ces matins de semaine. Quelques mots échangés, quelques efforts partagés. Une semaine... et déjà le jardin a une autre allure et je peux commencer à mettre en place quelques nouvelles « expérimentations ». Puis il faudra reprendre ces « parcelles pédagogiques » qui peu à peu se dessinent et seront (peut-être) un terrain d’apprentissage pour les enfants du village...ou des jardiniers débutants comme moi.
Hier, une équipe de gentils bénévoles, mettait en place dans le jardin des « toilettes sèches », un autre centre d’intérêt. C’est aussi ça la vie d’un village.
Pendant ce temps la vie se deroulait à son nouveau rythme, attristée hélas par la mort d’une cousine « d’Amérique ». Les kilomètres ajoutent à la douleur la tristesse de n’être pas présent dans ces moments difficiles. 
Mais il y eu du bonheur aussi : une gentille carte faite à la main par quatre petits kiwis de Nouvelle-Zélande. Deux mois de je-ne-sais quel parcours pour un bonheur différé.
Il y eut aussi dimanche dernier un charmant déjeuner dans une famille de neveux dans une jolie maison...
Tu vois, ami lecteur, chaque jour donne matière à l’écriture et après cette semaine de pause nécessaire, je reprendrais très vite le rythme dont j’ai besoin pour cette chronique de vie ordinaire.
Passe un très bon dimanche !