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Ce n’est pas un mot agréable. Il évoque une ambiance de pièce obscure aux odeurs indélicates, de tripot, de cave, d’activité clandestine.
Il va falloir en faire un joli mot de familles regroupées qui jouent ensemble à des jeux de société dans leurs « abris » à l’écart de cette bombe aussi discrète que microscopique.
À la différence de nos parents et grands-parents nous n’avons jamais connu de guerre même si depuis plus de vingt ans, une menace invisible de terrorisme nous plane au-dessus de nos têtes . Mai 68 nous avait fait croire quelques jours que nous vivions une crise comparable mais très vite le pays s’était remis en place.
Nous nous plaignons à juste titre des relations de voisinage qui disparaissent et de l’individualisme à outrance et là, une petite chose microscopique nous oblige à nous éloigner les uns des autres à vivre dans l’égoïsme le plus absolu.
Étrange crise où l’on se demande comment va vivre la petite vieille dame du bout de la rue sans connections informatique et sans que nous ayons le droit de prendre de ses nouvelles.
Nous sommes dans le « meilleur des mondes » où les liens qui vont nous relier les uns aux autres ne transiteront plus que ...par ondes.
Je veux être docile et rester enfermé chez moi mais j’ai peine à ne pas profiter de cet immobilisme pour être avec ceux que j’aime et ils sont bien trop loin.
ELLE, ira ce matin chercher des consignes à son travail. J’ignore encore ce que sera son sort.
Je réfléchis à cette vie de reclus. Il va falloir organiser son temps à la façon d’un prisonnier qui ne veut pas tomber dans l’apathie ou une sorte d’inaction stérile.
Hasard ou pas ? En parcourant les rayons de ma bibliothèque il y a quelques jours, un livre à retenu mon attention. Pourquoi ? Je n’en ai pas la moindre idée. Une sorte de biographie assez bien écrite dont le nom de l’auteur était inconnu de moi, d’ailleurs probablement un pseudonyme.
Ce qui est amusant, c’est qu’au milieu du livre il est fait allusion à la famille de mon beau-père lorsqu’il était encore enfant. Une scène de vie familiale, il y a plus de 80 ans. Amusant de replonger dans une page de leur histoire.
Quelques heures d’évasion de ce climat oppressant.
Une chose délicieuse dans ces moments curieux. C’est, au travers des ondes, les messages magiques qui apparaissent : drôles souvent, alarmistes parfois, conseilleurs souvent. Chacun y va de sa phrase ou de son dessin comme s’il fallait lutter surtout contre ce silence qui inquiète et angoisse parfois.
Nous n’avons pas voulu céder aux paniques de consommation qui ont précipité les gens dans les magasins. Il faut dire que nos congélateurs devraient nous permettre de survivre assez longtemps.😉
J’avoue que la précipitation de mes concitoyens sur le papier-toilette reste très mystérieuse pour moi. 😂😂
Le temps est bien choisi de mettre en œuvre quelques résolutions de carême repoussées sous des prétextes futiles, sauf une, qui était de passer moins de temps devant les écrans.🙃🙃
Bonne journée mon ami confiné. La pause électorale imposée et cet isolement nécessaire devraient le donner plus de temps pour écrire et apprécier encore plus ta patiente lecture.