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C’était hier. J’avais sur mon écran un bien joli message :  »Bonjour, c’est dimanche ! J’aimerais qu’après la messe, tu viennes déjeuner chez moi...si ça te dit bien sûr. ». 
Être invité à déjeuner par la femme qu’on aime. Comment refuser cela ?
J’avoue que j’étais très ému. Un déjeuner avec ELLE est toujours un immense bonheur. Je ne voulais pas donner non plus l’impression d’un trop grand enthousiasme, après tout nous ne nous connaissons que depuis 40 ans et il ne faudrait pas qu’elle s’imagine des choses.😍
Je lui répondis : « Mais avec grand plaisir. Mais sois gentille, permet-moi d’apporter le vin. ».
ELLE accepta. J’allais me préparer. Je pris grand soin à être le plus élégant possible. N’ayant pas un physique très avantageux, il vaut mieux être à mon avantage si je veux retenir son attention. J’allai ensuite  dans ma cave. Je choisi pour l’apéritif un vin doux de Rivesaltes. Je sais qu’elle adore ça. Comme elle boit  peu et que j’ignorais la nature de ce que nous allions manger, je choisis un muscat sec des côtes catalanes pour accompagner le repas. Les gens connaissent trop peu ces vins...et ils ont tort. 
J’arrivais chez elle. La table était dressée dans le jardin. Simple et élégante, un bouquet de jonquilles et de narcisse lui donnait grand air. Tous ces préparatifs auguraient un délicieux repas. 
ELLE, m’attendait. Je ne pouvais l’embrasser a cause de ce maudit virus..Mais son sourire suffit à me remplir de joie.
J’étais ému comme je le suis à chaque fois que je suis avec elle. J’essayais de retenir son attention en racontant des choses simples et joyeuses pour essayer de lever un peu ce voile de plomb et d’incertitude qui pèse sur notre monde.
Je ne m’étais pas trompé. Le déjeuner était à la hauteur de ses talents. 
Nous prolongeâmes ce temps par le café que nous prîmes sur la terrasse. Le temps le permettait. Bonheur de vivre en Provence.
Un long moment de discussion. Nous parlâmes longtemps de nos amis et découvrîmes que nous en avions beaucoup en commun. Puis il fut question de nos enfants, de notre maison, de nos goûts, de nos projets. C’était à chaque fois la même chose : nous partagions presque tout.
Tu le croiras peut-être mon ami, mais à chaque fois le même sentiment d’harmonie.
Nous nous quittâmes en nous promettant de nous revoir souvent....
Je me disais. Qui sait ? Peut-être aurons-nous plus tard une histoire commune.😉😉😉
C’est la fin de ma petite histoire : redécouvrir tous ses bonheurs comme s’ils étaient nouveaux. Faire oublier les mauvais côté de son propre caractère et se focaliser sur le bien, le bon et le doux. J’ai adoré ce moment.
....
Et toi mon ami(e), si tu profitais de cette pause pour redécouvrir celle où celui qui partage ta vie depuis parfois longtemps ?
J’avais besoin d’écrire cette petite histoire, comme je me régale à écouter nièces, neveux, cousins, amis, confinés dans le monde entier (pour nos antipodiens, ça commence aujourd’hui) chanter ensemble et à distance pour conjurer le virus.
J’aime aussi lire toutes les pages d’humour, et de reconnaissance. Par contre qu’on évite de m’envoyer les pages accusatrices ou celles qui proposent les « bonnes» solutions.  Je veux en ces moments juste essayer d’être obéissant. Pour le reste on verra plus tard.
Je te souhaite une bonne reprise de télétravail, de télé-enseignement....pour moi ce sera télé-retraite 😉.
Je t’embrasse. Prends soin de toi et de ceux qui confinent avec toi.