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Depuis quelques temps, en parallèle de ce blog, j’essaie de coucher sur le papier les quelques souvenirs de ce que fut ma vie « ordinaire ». C’est un exercice délicat parce que,  contraire de mes petits papiers quotidiens qui livrent juste le trop plein de mon âme, il s’agit d’aller fouiller au fond d’une mémoire incertaine sans pouvoir trouver ni l’appui de photos ni le nécessaire aval d’un quelconque censeur. 
C’est le plus souvent avant l’aube que cette recherche est la plus prospère mais c’est aussi le moment où l’imagination qui s’envole a du mal à se transformer en phrases correctes.
Pourquoi je te parle de ça, ami lecteur ? Peut-être parce que le vent que j’entends dehors donne à ce jour de novembre un petit air hivernal. En quelques jours nous sommes passés du chaud au froid et, si nous n’avons pas encore allumé de feu c’est à la fois pour écarter ce moment le plus longtemps possible…et parce que je n’ai ni ramoné ma cheminée, ni fait rentrer de bois.
Le mistral ça veut dire aussi ciel bleu, dégagé de tout nuage et un soleil éclatant, aussi j’ai retrouvé, après ces jours de pluie et de boue, le chemin de mon jardin. Ma régularité de ces dernières semaines lui a donné une assez belle allure, même s’il est presque vide de tout légumes d’hiver ☹️. J’ai aussi repris, à petite vitesse, les travaux de ma maison et mes jambes répondent plutôt bien à ces nouvelles sollicitations. Mais tout cela me laisse encore temps, que la lecture n’arrive pas à combler à elle seule.
Il m’arrive parfois d’aller voir sur un écran, les nouvelles politiques ou les mouvements de société. Je suis affligé de voir à quel point tout cela est pitoyable. L’absence de dignité de la plupart des élus que l’on nous présente, la complaisance de la plupart des journalistes à nous délivrer une sorte de « vérité » officielle m’indignent et m’exaspérèrent à la fois. Le changement complaisant de langage de ces soi-disant « élites » au mépris de ce français que j’adore me révolte aussi au plus profond de moi.
Aussi j’attends ce soir pour regarder un match de rugby entre la France et l’Australie, deux pays que j’aime. Retrouver des sensations maintenant plutôt anciennes 😉, vibrer en son corps et dans sa tête avec ces jeunes gens sympathiques, se dire que notre société ce sont aussi tous ces gens qui vont simplement, comme moi, partager ce moment.
La semaine dernière est mort un des héros du rugby de mon enfance (quand adolescents nous écoutions les matches pendant l’étude du samedi après-midi à l’écouteur d’un transistor dissimulé dans un pupitre😊).
J’ai vu son âge. Ça m’a donné un coup de blues🤨
Mais, ELLE, vient d’arriver avec le thé, et quelques madeleines qu’ELLE vient de préparer et qui  valent bien celles de Monsieur Proust.
Alors je te laisse, ami lecteur, et je te souhaite un bon week-end. Je t’embrasse.