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Je regarde le feu qui crépite dans notre vieux poêle de fonte émaillée au doux nom de « sans-pareil ». Je viens de passer 48 heures à avancer sur mon chantier avec l’aide de mon dernier fils. J’aime plus que tout travailler avec ceux que j’aime : c’est un moment particulièrement choisi pour échanger, pour observer et surtout pour admirer. 
Nos enfants sont aujourd’hui des adultes qui n’ont plus besoin de nous depuis longtemps pour construire leur vie de façon autonome. Ils ont dans leur domaine cette force d’action que donne la maîtrise que l’on a à leurs âges. 
J’étais autrefois le « maître » et eux les « apprentis ». C’est aujourd’hui l’inverse le « maître » vieillissant admire la maîtrise de leurs gestes.
J’ai encore le déplacement lent et mes gestes manquent cruellement de souplesse, aussi je regardais plus que je n’agissais. Le chantier a bien avancé. J’ai besoin de ces aides, de ces appuis et c’est bonheur de savoir en profiter.
Dieu merci ! Chacun des miens sait, à son tour, porter sa part du fardeau. De mes petits-enfants, peintres des murs et porteurs de bois, à mes filles et mon gendre, qui m’aidèrent des leur retour de Nouvelle-Zélande en passant par ELLE, et quelques amis j’aime partager à mon tour ce travail.
Ce soir je suis heureux et mon week-end commence sous de bons augures.
Ça tombe bien, je suis bien fatigué.
Merci ami lecteur de ton écoute silencieuse. Je te souhaite un bon week-end. Je t’embrasse.