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et pourquoi ne pas le dire ?

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1 septembre 2026

15 ans de cabane….

 
Rassure-toi, ami lecteur, il ne s’agit pas de moi. 
Il s’agit bien de la cabane que tu vois sur la photo. Les petites filles pour qui elle a été faite terminent leur lycée et la petite fille que tu vois sur la photo rentre en moyenne section de maternelle. 
Entre les deux, il y a eu de nombreuses invitations à déjeuner, des spectacles, quelques chamailleries et chaque enfant invité qui voulait s’intégrer dans ce décor. 
A l’époque de sa création nos enfants du bout du monde ne venaient qu’une ou deux fois parents mais aujourd’hui l’utilisation est fréquente, été comme hiver, au point que je me dois de la maintenir en état, voire de l’améliorer. 
Nous avons eu la chance d’une sédentarité qui nous a permis de faire évoluer notre maison au rythme de notre famille et aujourd’hui nous en profitons largement. 
Mais les parties les plus anciennes ont vieilli  et il va falloir s’attaquer à les remettre au goût du jour. 
Le Bon Dieu, qui est Bon, à la gentillesse de nous  maintenir en forme, ELLE et moi, et même si nous sommes moins rapides nous pouvons encore assurer cette maintenance. 
J’espère qu’un jour dans les  souvenirs de ces enfants la cabane (et la tour dont je vous parlerai une autre fois) viendront raviver dans leur cœur l’image de grands-parents qui les aimaient. 
En attendant je pense à tout ce petit monde qui reprend l’école aujourd’hui ou demain. Vive l’enfance et même ses contraintes. 
Bonne journée, ami lecteur. Je t’embrasse. 
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28 août 2026

Une année qui commence…

 
La vraie année, celle qui démarre au lendemain de l’été, l’année scolaire. 
Dès lundi ou mardi nos petits-enfants vont rentrer dans leurs écoles, de la petite maternelle à la terminale. Nous suivrons avec fierté ou inquiétude, leurs efforts et leurs progrès, leurs déceptions parfois. 
Au mois de janvier, ELLE me rejoindra dans cet état de retraités ou nous serons (j’espère le plus longtemps possible) une sorte de réserve opérationnelle et d’accueil pour nos familles et,j’espère, nos amis. 
C’est aussi le moment de la rentrée du catéchisme et je retrouverai des visages nouveaux ou déjà connus pour partager ce don merveilleux de la foi reçue. 
Cette année nous essaierons encore plus d’ancrer notre vie dans celle du village et de découvrir ces  « prochains » que nous connaissons trop mal. 
Une pluie fine et hésitante, ne parvient pas ce matin à percer ce ciel gris et épais fait de gros nuages lourds. Il fait encore trop chaud et il a fallu patienter pour attraper un peu de sommeil. 
ELLE dort encore ainsi qu’une petite fille de trois ans qui sera encore avec nous jusqu’à dimanche soir. Une petite fille délicieuse et futée que nous avons plaisir à observer et à accompagner. 
Dans quelques minutes je partirai garder l’église, une de mes rares activités, et rencontrer les derniers visiteurs ou touristes souvent trop peu intéressés à cette merveille d’architecture et de piété. 
J’ai cueilli les quelques kilos de raisin de notre vigne qui s’appuie sur la fenêtre du jardin salon. ELLE en a fait du jus et de la gelée. 
Tous nos travaux sont délicieusement peu « rentables » et si un économiste les analysait il nous convaincrait de les abandonner. Mais nous n’aurions plus cette impression délicieuse d’accéder beaucoup par la grâce de Dieu et un peu par notre travail à ces produits délicieux. 
Je crois décidément que l’amour de l’argent et le goût de la rentabilité ont fait bien du mal au genre humain. 
Mais le tonnerre gronde, c’est peut être l’annonce d’une vraie pluie et d’un peu de fraîcheur. 
Merci mon Dieu. Bonne journée à toi, ami lecteur. Je t’embrasse. 
24 août 2026

Si un même observateur…

 
… était passé dans la maison à quelques  heures d’intervalle, il aurait été fortement troublé. 
Il aurait trouvé ce soir deux personnes déjà « un peu âgées », qui après s’être sagement baignées s’occupaient à une partie de crapette en surveillant de temps en temps leur téléphone et en guettant les bruits du jardin où un hérisson s’est caché. 
Quelque heures plus tôt la piscine était pleine et on entendait des rires et des bruits  dans le jardin ou autour de la cabane. Nous étions presque tous rassemblés. 
Ce matin c’était un dimanche comme on les aime. Le temps s’est enfin apaisé et est devenu supportable. Il y a eu le petit déjeuner dehors, les traditionnels croissants du dimanche, la messe avec un prêtre de « remplacement » et une population de vacanciers mélangés aux habitués. 
Depuis quelques jours la maison est bruyante et agitée  (que les voisins nous pardonnent 😉 !). Les soirées sont longues, animées de longues discussions au salon ou sur la minuscule pelouse (un peu pelée après ces longues semaines de canicule ).
Et le soir au coucher de nombreux objets éparpillés dans la maison et le jardin témoignent de cette présence. 
Ce soir, ils sont laissé une maison impeccable et nous n’avons pas encore trouvé les quelque objets oubliés. 
La maison est  en ordre  et seuls les draps et serviettes entassés dans la salle de bains montrent qu’il s’est passé quelque chose. 
Il nous faut maintenant quelques jours d’adaptation pour retrouver notre rythme de croisière. 
Nous avons bien conscience que ces bonheurs nous sont comptés et que les plus grands petits-enfants sont bientôt à l’âge de voler de leurs propres ailes. Mais nous voulons l’oublier et dans quelques jours nous préparerons avec enthousiasme les prochaines améliorations de la maison ( la pièce qui manque, les volets à reprendre, comment mieux lutter contre la chaleur, les espaces pour abriter de nouveaux bonheur). 
Noel ne sera pas NOTRE Noël cette année (il est normal que les belles-familles aient droit à leur tour). Mais on parle déjà des prochaines visites plutôt que de cette «rentrée » qui nous agace tous. 
Ce sera l’année du  bac de la plus âgée et de la rentrée à l’école de l’avant-dernière. 
C’est juste la vie. 
Je voulais partager ceci avec toi, ami lecteur. Je t’embrasse. 
21 août 2026

Dans le vif du sujet…

 
Nous sommes enfin presque rassemblés. Manquent  un couple à l’appel et un gendre mais un autre couple (de tes gentils neveux)  aide à reconstituer le nombre. 
Nous ne sommes pas une immense famille comme l’était celle de mes parents ou comme celles de plusieurs de mes frères et sœurs et la maison nous permet encore en accueillir tout ce monde dans un relatif confort. Mais cette interminable canicule complique bien les choses. 
C’est trop souvent que mes nuits sont entrecoupées de longues périodes d’insomnie dues à ces fortes chaleurs. 
Toute la journée se remplit des bruits de ceux que nous aimons le plus. 
ELLE n’arrête pas. Il semble parfois que ces rassemblements retirent toute velléité de participation  à ces parents redevenus …enfants. Ma part d’assistance est assez faible (à part fournir une maison et un jardin dans le meilleur état possible). ..et pourtant ELLE(*) est tellement heureuse de rassembler ainsi. 
Nous espérons que le temps nous permettra le traditionnel passage au glacier grands-parents + petits-enfants seulement.  C’est devenu une tradition. 😉😉😉
Nous sommes bien conscients que le temps passe et que ces moments nous sont maintenant comptés aussi nous essayons d’en profiter au maximum. 
Dans un monde qui a perdu beaucoup de repères , ce lien familial reste une chose précieuse même si le climat lui-même semble devenu fou. 
En d’autres époques les hommes se seraient tournés vers Dieu devant de telles anomalies climatiques mais nos petits gouvernements (et même une grande partie de notre clergé) semblent oublier que c’est le Bon Dieu qui contrôle le temps. Triste époque bien paganisée !
Mais c’est maintenant vendredi, le jour de ma garde d’église. Je profiterai de ces deux heures pour glisser une demande d’amélioration générale. 
 
Bon. Je vais essayer d’aller terminer ma nuit. Je t’embrasse, ami lecteur
 
(*) nos enfants se moquent beaucoup de la façon dont je parle d’ELLE. Puissent-ils un jour réaliser les trésors d’énergie, d’inventivité et de courage des grands-mères. Pour ma part je reste convaincu d’avoir trouvé (il y a maintenant bien longtemps) une perle rare dont je ne vanterai jamais assez les qualités … même si cela semble ridicule à certains. Je souhaite que parmi tous ceux rassemblés ici naissent de telles vocations. 
18 août 2026

Matin calme,

 

 
La maison dort mais quelques bruits indiquent que certains retardent juste l’envie de se lever. 
Une « petite-fille »( plus si petite que ça 😉) est partie en vélo à l’assaut du Ventoux avec son parrain. 
Je suis sous le hangar à l’heure où c'est agréable et où le soleil filtre à travers les feuilles du mûrier de chine (bien attaqué par la cochenille)
Il a encore fait très chaud cette nuit. 
Il y a plein de traces d’enfants (de désordre 😉) dans la maison. Mais comme on est contents de les avoir et de voir la maison animée ! 
Je profite de ce calme pour penser et écrire.  En temps « normal » je prends presque deux heures pour moi entre prière, sport, lecture et écriture. Pendant ces périodes « occupées » je renonce à tout ça pour essayer de suivre le rythme de vie autour de moi. 
Jeudi nous aurons une famille de plus et ce week-end une autre. 
ELLE m’a rejoint un instant depuis le début de ces lignes puis notre benjamin du moment… c’est le signe qu’il faut bouger. 
Je te souhaite une bonne journée, ami lecteur.  Je t’embrasse. 

 

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17 août 2026

3 jours difficiles…

 

 
Ce soir dans mon village j’entends les derniers bruits de la fête votive. 
La maison dort. Je passe en revue les derniers jours . 
Jeudi : montée à Lyon seul dans ma voiture puis Lyon-Versailles conduit par un soeur et un beau- frère
Retrouver toute une famille la veille de l’ « en-ciel-ment » de leur fille, sœur, petite-fille, ou nièce. 
Dormir dans un lit d’enfant d’une maison gentiment prêtée par des amis. 
Le lendemain la messe et le passage au cimetière sous un soleil de plomb. Une famille nombreuse rassemblée. De longs moments passés ensemble. 
Juste avoir envie de dire qu’on les aime, qu’on aimerait être plus présents dans ces jours difficiles. 
On sait bien que cette petite fille est au Ciel mais on aurait tellement préféré la savoir là au milieu de cette ribambelle joyeuse et bruyante d’enfants. 
Samedi messe du 15 août , déjeuner et le chemin inverse pour revenir tardivement chez moi. 
Et ce matin c’était la messe en famille, dans mon village. La statue de procession de la veille et encore présente. Derrière, un drapeau français rappelle que c’est la Sainte Vierge qui protège notre pays. Et, un carton de vins, destiné au prêtre ami qui célèbre la messe et qui part vers une nouvelle destination. 
Nous sommes là avec nos enfants et nos petits-enfants, fiers de leur présence. 
Le prêtre fait mention de notre petite Sainte. 
Pour moi c’est la fin de jours bien éprouvants mais riches du constat d’une famille très nombreuse qui s’aime. 
Ma vie reprend son cours en mode vacances, accueil et disponibilité. Des intentions de plus dans nos prières entre remerciements pour cette petite Sainte et supplication pour ceux pour qui son absence sera trop cruelle. 
J’avais envie de partager tout ça avec toi, ami lecteur. Je t’embrasse. 

 

9 août 2026

Au Ciel….

 

Depuis quelques jours une petite fille de trois ans a ajouté sa petite touche de lumière à Celle qui inonde le Paradis. 
Mais, sur terre, cette lumière manque beaucoup à ceux qui l’ont aimée et qui l’aiment encore. 
C’est le sort de enfants qui montent beaucoup trop tôt auprès du Père. Ils laissent derrière eux une grande absence et il faut du temps pour mesurer le bien qu’ils nous font de La-haut. 
Dans mon « bout de Ciel », il y a déjà de ces lumières , une petite sœur, un petit neveu, une petite filleule et maintenant cette petite « petite-nièce » (que je n’avais jamais rencontrée) devenue bien présente. 
De ceux qui y sont déjà j’ai souvent ressenti combien ils répondaient à mes demandes  et ils ont une place à part dans mes prières. Elle fera certainement de même. 
C’est à elle donc que nous demanderons d’abord de faire descendre de nombreuses grâces d’apaisement sur sa famille et surtout ceux qui l’ont aimée en vivant avec elle. 
Je voulais partager ce moment avec toi, ami lecteur. Je te demande d’ajouter tes prières aux nôtres pour sa famille et ceux qui l’ont connue. 
Bon week-end. Je t’embrasse. 
5 août 2026

Image apaisante….

Il arrive parfois qu, fatigué de ces journées de chaleur où tout effort pèse, l’on soit un peu irritable (voir pénible) avec son entourage. Cendres mon cas ce soir.  Ce mélange d’inaction et d’indolence finit par peser sur les organismes. 
C’est vrai que cette année a peut-être était un peu plus éprouvante que les autres et il n’est pas impossible que le poids des ans commencent à se faire sentir. 
Que faire dans ce cas là ? Écouter le silence du village; regarder le ciel étoilé, faire défiler les images de ceux qu’on aime, faire des projets (pour… après les chaleurs), capitaliser sur les bons moments de la journée (ce bain dans la piscine dans le noir en regardant le ciel jusqu’à oublier ou l’on est), passer en boucle les photos et films de  nos enfants et petits-enfants, se réjouir qu’ils aiment notre (leur) maison. 
Et puis regarder cette belle photo qu’ELLE a pris de notre cour de derrière. 
Et ce dire que tout cela est bon. 
Je vous embrasse (je vais lire un bouquin un peu difficile le plus longtemps possible pour repousser le début d’un sommeil parfois pénible 😂😂😂)
Je t’embrasse ami lecteur. Bonne nuit !
(La photo je vous la joins 😉😘.
4 août 2026

14 jours….

 

2 semaines difficiles d’abord à craindre le feu qui menaçait la maison de nos enfants, puis a espérer que la première vague de feu qui avait épargné la maison et le terrain  soit définitive. 
Mais dans cet enthousiasme, au moment de remettre la maison en état pour un nouveau locataire de vacances, ce fut un déchaînement de violence et d’horreur . 
Le feu est revenu, et avec lui la peur, la fuite courageuse entre les murs de flamme,, l’attente angoissée et le constat douloureux : une maison préservée mais un jardin réduit à néant et tout le paysage alentour  en cendres à moitié éteintes. 
Bien sûr qu’il y a eu des choses positives : le courage et la présence d’esprit de nos enfants, le formidable dévouement des pompiers  et de tout le personnel bénévole associé, l’absence de victime malgré la violence des flammes et l’inaction malfaisante des pyromanes. 
Maintenant c’est l’heure de la vie qui reprend, des constats, des analyses, des assurances mais aussi de cette formidable aventure de repartir d’un terrain nu pour faire un decor encore plus beau, encore plus vrai en retrouvant le joli dessin des restanques d’autrefois. 
J’ai hâte de voir ces paysages repensés, plantés d’espèces plus adaptées et plus résistantes au feu et à ce climat qui se réchauffe trop vite.   
On verra peut-être, demain ou après-demain,  paître des moutons et des chèvres entre les vignes, les oliviers et à l’ombre des chênes. 
Je sais que mes enfants seront parmi les acteurs courageux de ce renouveau. J’aimerais juste avoir assez de force pour participer à ce renouveau. J’en serai…si Dieu le veut. 
Tu comprends mieux mon silence des derniers jours, ami lecteur. Je t’embrasse. 

 

31 juillet 2026

Ces heures où l’on ne dort pas ….

 
Il est arrivé parfois qu’elles soient des heures d’angoisse : la vie se déroule alors en-avant ou en arrière dans une confusion totale. Les meilleurs souvenirs y côtoient les pires et les personnages vivants et morts ne sont souvent que les caricatures d’eux-mêmes. 
Parfois une courte prière suffit à chasser ces fantômes: d’autres fois il m’arrive de m’endormir au cours d’une prière plus longue. 
Ou alors  je renonce pour une heure ou deux et je vais lire. J’évite de penser à vide sans quelque livre qui fixe au moins un peu mon attention. 
L’écriture comme en ce moment vient se glisser dans cet espace volé à la nuit, volé au sommeil mais hélas offert à la fatigue du jour. 
Ça ne m’a jamais empêché grâce à l’activité méthodique du jour de rester présent au dedans du monde. Rien de mieux que le travail (autrefois ☹️) ou bricoler pour améliorer sa maison ou son jardin ou simplement mettre un pied devant l’autre pour ne pas transformer ces fantasmes en cauchemar. 
Le mieux que je sache faire dans ces moments là c’est l’inventaire positif de ce que j’ai reçu depuis ma naissance et alors se succèdent comme dans une joyeuse farandole les visages de ceux que j’aime ou que j’ai aimé, de ceux dont je crois qu’ils m’aiment ou qu’ils m’ont aimé. 
Et ce décompte joyeux sous le seul regard de Dieu (c’est peut-être aussi ça « prier ») vient transformer l’ombre en lumière. Il faut parfois de longues années pour parvenir à cet équilibre mais c’est tellement doux. 
Certains se moquent parfois de mon « acharnement » à complimenter les autres. Ils y voient des traces d’ironie ou d’obséquiosité. Ils se trompent : dans ces moments-là, ce que je fais c’est prolonger cet inventaire à haute voix des qualités de ceux qui m’entourent et de la chance que j’ai de les connaître . 
Mais voilà le sommeil qui revient ! Je vais m’étendre un peu sur le canapé qui me fait face. Merci de ta présence et de ta complicité, ami lecteur. Je t’embrasse. 
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