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et pourquoi ne pas le dire ?

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25 octobre 2026

Changement d’heure …

 
C’est une heure plus tôt que d’habitude et tout le reste de la famille va prendre le temps de se lever plus tard. 
Avant-hier deux courtes flambées nous ont rappelé que l’hiver n’était pas loin et hier, alors que nous étions tous rassemblés, un des lave-vaisselles a décidé de tomber en panne au moment où on avait besoin de lui. 
Une jeune famille d’amis est venue rejoindre nos enfants. La maison était pleine comme aux grands jours qu’on aime et même si c’est pour peu de temps c’est terriblement doux. 
J’enrageais d’être un peu au ralenti, à la traîne….mais je sens que ça va aller mieux : il reste plein de choses à faire. 
Deux petites filles jouaient à l’avion dans l’escalier et nos ados apportaient leur indolence souriante (qu’on a dans les maisons des grands-parents) et le sel de leurs vies et de leurs histoires. 
Peu à peu, nous serons de plus en plus de ces vieux témoins de l’histoire qu’on visite en passant et qui passent doucement la main. 
Après la messe et le repas tout ce petit monde partira vers de nouvelles aventures et nous vers cette merveilleuse aventure qui consiste à continuer de grandir (« vieillir »?😉) ensemble. 
Ce matin les réseaux m’ont reconnecté un instant à ce monde que j’abandonne pour l’écriture et ensuite un peu de lecture et de prières pour remercier Dieu de ce monde qu’on ne comprend pas, qui nous effraie souvent, qui nous élève parfois et tellement plein de ses merveilles que celui qu’il nous a préparé pour plus tard (le plus tard possible) … ne nous fait pas peur. 
Vive Dieu … et les joies simples de la vie. 
Bon dimanche, ami lecteur. Je t’embrasse.
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23 octobre 2026

Petit rappel à l’humilité….

On se croit vite sans limite, invincible. On se réjouit de la force conservée malgré les années. Bref ! On d’auto-félicite sans la moindre retenue. 
Mais il suffit d’un faux mouvement, d’une maladresse pour que s’effondre cet univers en carton pâte et que l’on soit rappelé à un peu plus d’humilité. 
Depuis une grosse semaine votre serviteur marche en trainant la patte à cause d’une hanche qui donne des signes de faiblesses et le voir se lever d’un fauteuil peut prêter à moquerie. 
Heureusement la maison a vibré toute la semaine au rythme d’un petite fille. Depuis hier son papa l’a rejoint et demain cette famille sera complète et nos savoyards rejoindront pour quelques heures. 
Tout ça, ça veut dire : du rire, du bruit, de la vie …. du bonheur et l’oubli de ce petit dérangement. 
En attendant le courage d’aller voir un médecin, ce sera un rythme ralenti, des petites tentatives de marches lentes et réparatrices, une bonne dose de prière aussi. 
Vive la famille, remède miracle et source de joie. On en a bien besoin quand on se demande si notre pays va finir par retrouver un équilibre. 
Petite visite au potager avec mon fils et ma petite-fille après un passage au jeu du parc. Je suis plutôt fier de mon jardin cette année. Il a bien résisté à cet été pourri et m’incite à bien préparer la terre pour le printemps prochain. Ça se fera plus lentement…mais sûrement. 
Tu as aussi le droit, ami lecteur, de partager les moments de faiblesse. Bon week-end. Je t’embrasse. 
19 octobre 2026

Au 1er étage….

…de notre maison sous la pluie dort une petite fille de trois ans. Une lumière reste allumée dans le couloir pour qu’elle n’ait pas peur la nuit. 
Une petite fille aux jolis yeux bleus, aux magnifiques cheveux auburns et bouclée qui nous amuse de ses récits et de ses questions. Le temps ne me permettant rien de les activités habituelles, j’ai pu passer de longs moments avec elle a l’écouter  raconter sa vie, à la regarder jouer en solitaire ou à la voir travailler avec ELLE a la confection d’un gâteau ou à écouter des histoires ou chanter des chansons. 
Pendant ce temps, pour ne pas avoir trop mauvaise conscience je lis des livres un peu ardus mais passionnants qui traînent depuis trop longtemps sur ma table. 
C’est fascinant une petite âme de trois ans et demi, une intelligence en éveil et une imagination débordante. 
Je n’aime pas la pluie mais je suis tellement heureux qu’elle arrose la terre en abondance que je veux bien lui pardonner. J’espère secrètement qu’elle stoppera les paresseux et les imbéciles qui mettent notre pays à feu et à sang. 
Je déteste la révolution plus encore que la pluie et l’orage et encore plus la lâcheté et la complaisance de ceux qui devraient gouverner mais qui ne sont que des baudruches sans âme ni amour de leur pays. 
Heureusement l’enfance est porteuse d’espoir et je regarde en boucle les reportages de la venue du pape avec cette belle jeunesse, elle,  pleine de promesse. 
Je suis optimiste et j’espère en elle et en ces petites âmes endormies. 
Je veux te quitter ce soir, ami lecteur, sur cette image de beauté. 
Je t’embrasse. 
18 octobre 2026

Contraste….

 
Il y a moins d’un mois, la Pape rassemblait en France une foule immense  joyeuse, attentive et respectueuse. 
Pendant quelques jours les écrans résonnaient de chants joyeux et de commentaires optimistes. 
Quelques jours plus tard, c’est une autre France qui est dans la rue. Une partie est une France malheureuse qui manifeste contre l’état d’un pays courant à sa ruine, mal gouverné, et soumis à toutes les convoitises. Une autre partie est celle de ceux qui veulent détruire tout ce qui représente cette France qui justement acclamait le Pape. 
Entre les deux une jeunesse désespérée se laisse berner par des meneurs haineux dont le seul but est de devenir les nouveaux maîtres. 
Ceux qui comme moi possèdent un potager savent que la prospérité vient avec la conjugaison de l’effort, de la patience, de la foi et de l’a capacité à grandir de ses échecs aussi bien que de ses réussites. 
Les mots, la haine et la violence ne font naitre que des décombres. 
J’avais l’âge de ces lycéens quand j’assistais, impuissant, aux saccages de mai 1968 et à l’écroulement moral qui suivit. 
Les meneurs de ces mouvements arrivèrent au pouvoir et avec eux une frange lâche et complaisante qui dure depuis ce temps et a mis notre pays dans cet état. 
Quand je vois mes petits-enfants et leurs amis et que je les compare à ces hordes de voyous je me réjouis qu’ils soient ainsi et je crains pour leur avenir. J’espère que leurs parents sauront mieux que nous remonter notre pays. 
C’est une des prières que je ferai ce matin dans mon église de village. 
Je te demande pardon, ami lecteur, dece billet un peu triste. Je te souhaite un bon dimanche. 
15 octobre 2026

LE « LIVRE »

 
Comme tous les velléitaires de nature, j’aime partager avec mes amis, mes efforts de longue durée. Et ce matin, après plus de deux ans d’une lecture presque quotidienne j’ai lu ….le dernier verset de la bible.
De la première à la dernière ligne, sans rater un livre, ni les plus mystérieux, ni les plus arides.
C’est une expérience assez curieuse et (si j’en juge d’apres ceux à qui j’ai posé la question…)pas si courante que ça.
Et pourtant c’est le livre fondateur de notre plusieurs religions importantes. Et, même si elle ne partagent  ni exactement les mêmes ouvrages, ni exactement les mêmes traductions ça pourrait être une base solide d’échanges.
J’ai aimé ce rendez-vous quotidien avec des siècles de pensées et d’histoire. J’avais déjà fait le même exercice il y a quelques dizaines d’années, mais plus alors pour découvrir, comme on rentre dans un grenier d’une maison de famille, un  monde mystérieux et inconnu.
Cette fois j’ai pris plus de temps, j’ai essayé de comprendre mieux et davantage. Je me suis laissé bercer par des textes poétiques, emporter par certaines épopées, surprendre par des textes presque initiatiques.
J’ai aimé cette aventure que je faisais pour conforter ma foi et aussi pour la confronter à ces sources.
Je n’ai pas été déçu. Il y a des milliards d’hommes qui ont appuyé leur religion sur ces textes et ça aurait en soi suffi à m’y intéresser. 
Je n’ai pas été déçu. Je ne sais pas si les années qui me restent à vivre suffiront à renouveler l’expérience. Je crois bien que non. Je vais plutôt essayer de prolonger cette démarche avec les pères de l’église où les grands penseurs chrétiens et essayer de les suivre dans leur propre interprétation.
Je trouve merveilleux qu’un livre puisse contenir tant de choses et mon vieil exemplaire annoté et souligné est devenu un vrai ami pour moi. 
J’ai beaucoup d’amis parmi les livres (c’est probablement la plus belle invention de l’humanité !)
Je voulais partager cette belle expérience avec toi, ami lecteur. Je t’embrasse. 
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11 octobre 2026

Élégance….

 
Dès mon enfance j’en ai croisé de ces hommes ou de ces femmes qui se caractérisaient par une grande élégance. Ce n’était pas une question de milieu : j’en ai connu dans le monde des ouvriers comme dans de très grandes familles. 
C’était juste une façon d’être, faite d’exigence et de simplicité, de capacité à traverser les joies et les épreuves comme si elles n’interféraient en rien sur la nature de leur humanité. 
En écrivant ces lignes, je les passe en revue dans ma mémoire et je suis très ému. 
Je pense souvent à eux lorsque je suis confronté à la médiocrité de ceux qui gouvernent le monde ou qui possèdent de grandes richesses ou de grandes responsabilités. 
Je pense à ces officiers qui ont parfois tout perdu pour conserver leur honneur quand leur pays le trahissais. Je pense à ces ouvriers qui voulaient travailler avec dignité et lutter pour leur condition sans se laisser séduire par des partis politiques dont ils connaissaient les excès. Je pense à ces gens qui de tout temps ont su prendre des risques pour en sauver d’autres, exposés à des persécutions. Je pense à ces missionnaires ou à ces prêtres ou à ces religieuses qui abandonnent souvent des destins prometteurs pour se consacrer à leur prochain. 
Je pense à ces politiques prêt à se lancer dans cette horrible bagarre de l’élection et de la gestion des affaires publiques où l’honneur est trop souvent bafoué. 
Je pense à Cyrano de Bergerac. 
Mais le sacrifice ne suffit pas à l’élégance. Il lui faut ajouter ce « je ne sais quoi » qui force l’admiration. 
Ce qui me rassure dans un monde très souvent médiocre c’est que j’en connais encore un certain nombre. 
Ces gens ont par dessus tout l’art de magnifier ce et ceux qui les approchent. 
Ceux que je connais ne se reconnaîtront pas car ils sont généralement si modestes qu’ils ne pourraient imaginer qu’on pense à eux en ces termes. 
C’est pour moi un bonheur, un dimanche soir en automne de pouvoir penser à eux. 
Et j’aimerais ami lecteur que de ton côté tu essaies de recenser ceux que tu as connus. 
C’est une bonne façon de conclure un week-end. Bonne semaine. Je t’embrasse. 
7 octobre 2026

La pluie tombait…

…intensément, fortement et régulièrement et je savais déjà que je n’irai pas au jardin. 
Profitant d’une accalmie et ne voulant pas complètement perdre mon temps j’allais de bon matin chez un paysan du village voisin acheter pommes et poires. 
Bien mal m’en pris : en quelques minutes je fus soumis à une véritable tempête dont je sortais intégralement trempé. 
Je décidai alors que ce serait un jour « off». Je m’étais couché hier avec un mauvais pressentiment et le 7 octobre est un mauvais anniversaire. 
Je me plongeai donc dans le livre que j’avais entamé ce week-end  qui retraçait sur près de deux siècles l’histoire d’une famille liée à l’histoire de France et de la chrétienté. 
Je lis beaucoup, mais assez peu de romans pourtant j’avoue que ce livre m’a occupé une grande partie de la journée qui ne fut pas très productive par ailleurs. 
Je me suis retrouvé pris au piège d’un livre, ce qui ne m’arrive plus que rarement. Quel bonheur !  
L’aider, ELLE, un peu le soir à éplucher pommes, poires et coings pour faire de délicieuses confitures suffit je le confesse à apaiser mes remords de paresse. 
Un échange téléphonique avec notre aînée, un whisky pour couronner le tout et l’explication trouvée à ce mauvais pressentiment suffirent à faire de cette journée une douce journée. 
Il y a finalement assez peu de choses, ni même de pensées, qu’on maîtrise dans sa vie. L’avantage de cette période de vie c’est que les choses ont moins d’importance et se relativisent. 
Ce qui a pu autrefois nous sembler une catastrophe finit par trouver un sens dans notre vie. 
Je ne sais pas pourquoi je t’écris ces mots ce soir, ami lecteur. Quelqu’un le saura peut-être. 
Et si c’était tout simplement parce que j’ai envie de partager ces pensées avec toi. 
Bonne soirée. 
Je t’embrasse. 
5 octobre 2026

Silence…

 
On n’entend aucun bruit ni au dedans ni au dehors. ELLE lit dans son lit et moi dans le salon (juste avant d’écrire ce mot). Ce silence me permet d’entendre toutes les conversations de ce salon depuis sa création. 
Car il n’est bien vieux. C’était jusqu’il y a quelques années un pauvre garde-meuble rempli de vieilleries. Notre ancien salon est devenu salle à manger et celui-ci a pris sa place. Plus grand mais pas assez encore. 
J’entends dans ce silence les voix de ceux que j’aime. Les enfants, les petits-enfants, les frères et sœurs, les amis et même ceux qui n’y ont jamais mis les pieds mais qui me suivent partout en ombres. 
Il reste au dessus une dernière pièce à aménager. Ce sera le coin de grand-père, il y restera un coin de grenier. On y entassera tous les livres qui ne tiennent plus dans les bibliothèques. 
J’accrocherai aux murs, sans aucun ordre, les centaines de cadres qui dorment dans des placards. Il y aura un grand canapé pour la sieste et les jeux des enfants. Peut-être aussi le train électrique enfin en place. Un vieux phono pour passer des disques un peu rayés. 
Et les vieilles cartes routières. 
Le temps passe. J’espère que j’aurai le temps et le courage de mener au bout ce projet. 
Le silence fait rêver. Le silence fait écrire. Le silence est d’or. 
Je vais me coucher mais je voulais partager avec toi ce silence, ami lecteur. 
Je t’embrasse.
3 octobre 2026

Où il est encore question d’anges…

 
…de deux petits anges bleus qui nous ont rejoint pour le week-end. 
48 heures hors de nos activités habituelles. Pendant ce temps-là tout est un peu centré autour de ces deux petits êtres. On soigne leurs repas, leur coucher ,leur lever, leurs promenades, leurs jeux, les histoires à leur raconter, les chaussures qui vont bien, celles qui ne vont pas. 
Deux anges bleus aux cheveux blonds, facétieux, drôles, parfois un peu tyranniques (il faut savoir ruser pour obtenir  obéissance). 
Leur grand-ma les régale de délicieux mets, du « fait-maison » de ces goûts  dont on espère qu’ils se souviendront. 
Leur grand-père les occupe, les promène, les fait jouer. 
Ce matin nous sommes partis entre hommes au jardin avec le plus mignon des voleurs de tomates. Une longue balade passant par le marché où l’on rencontre plein de gens qu’on connaît. 
Ce soir nous étions quatre ( deux hommes et deux femmes) à longer la rivière par un joli petit chemin. Nous avons croisé ses chiens qui leur font un peu peur, mais aussi des poules d’eau, des poissons, des coureurs. 
Puis ce fut un dîner de crêpes suivi d’un bain puis le plus petit tout à coup s’effondra de sommeil tandis que la plus grande réclamait pour la nième fois de lire les deux dernières histoires. 
Le soir nous sommes fatigués mais heureux nous demandant comment nous faisions avec nos quatre tant nous nous activons. 
Demain dimanche, croissants et messe, et dans l’après-midi retour à notre vie en binôme. 
Le temps passe très vite, trop peut-être. Mais dès qu’ils partent la maison s’impatiente de leur retour. 
Voir comment on aime ces petits bouts ramène à l’enfance et à nos propres grands-parents. Vive le cycle du temps, la vie, la famille. Merci mon Dieu. 
Bon dimanche ami lecteur. Je t’embrasse.
2 octobre 2026

Anges gardiens…

 
Le 2 octobre est un jour plein de rappels pour moi : l’anniversaire de notre benjamin, celui d’un neveu et filleul d’ELLE, l’anniversaire du départ au Ciel d’une jeune fille amie, et la fête des anges gardiens. 
Car s’il y a dans ma foi, quelques points qui ne me semblent pas toujours évidents (malgré une vraie bonne volonté), l’existence de mon ange gardien et son action au quotidien ne me laissent aucun doute. 
Il suffit pour cela d’être brouillon, inorganisé, étourdi, velléitaire et maladroit (et plein d’autres choses encore 😂😂😂😂).
Lorsqu’on survit pas trop mal à tous ces défauts on comprend assez vite que c’est certainement grâce à une assistance surnaturelle. Et l’ange gardien vient bien à point pour expliquer tous ces sauvetages. 
Si je n’avais qu’une chose à transmettre de ma foi à ceux que j’aime (et à mes petits du catéchisme 😉), ce serait bien cette foi dans l’existence de ces êtres aussi invisibles qu’humbles. 
Le reste : Qui les envoie, Qui les a conçu pour nous, Pourquoi suivre leur exemple et s’occuper d’abord des petites choses avant de rêver aux grandes… nous sera donné par surcroît. 
Je ne voulais pas commencer ce jour sans penser au mien (qui m’a soufflé ce billet à l’oreille). 
Bonne journée, ami lecteur. Je t’embrasse. 
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