6 octobre 2024
Insomnie active…
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C’est un étrange sentiment que celui, dans la nuit, de n’avoir plus sommeil et de se demander pourquoi on reste dans le lit alors qu’on ne le trouve pas.
Parfois il peut y avoir une explication : une vieille douleur qui se manifeste quand le calme se fait, une digestion difficile ou un esprit qui vagabonde sans qu’on ne puisse le tenir en place, de vraies et profondes inquiétudes. Mais c’est encore plus étrange quand il n’y a aucune raison à cet état éveillé . Ce serait plutôt positif s’il n’y avait pas cette fatigue que l’on traîne avec soi dans les heures qui suivent qui rend l’effort difficile et l’attention amoindrie.
Parfois l’obstination est payante et demeurer au lit suffit à se rendormir.
Il y a une alternative : c’est de joindre cet éveil à celui, volontaire, des moines et des moniales qui dans les monastères se lèvent pour prier pour le monde qui dort et pour maintenir jour et nuit une prière d’adoration.
Je ne sais pas trop prier. Il faut dire que c’est une lacune dans nos éducations. Personne ne nous apprend à le faire…. comme s’il fallait trouver tout seul ce chemin.
Alors je remercie Dieu pour tout ce qu’il a fait pour moi dans toute la série improbable des événements qui m’ont engendrés. Je le remercie pour ceux qui m’ont transmis la vie, pour ceux qui m’ont permis de la maintenir en état. Puis je prie pour ceux qui m’aiment parfois sans le savoir et pour ceux que j’aime (et qui souvent ne s’en doutent même pas). J’avoue avoir une attention particulière pour ceux qui sont en lien direct avec moi…. par cercle concentriques : ELLE, mes enfants, mes petits-enfants nés ou à venir, et deux qui suivront et qui ne sont pas encore conçus dans les générations à venir. Ça m’aide beaucoup de pouvoir me représenter ces êtres qui ont parfois dans mon imaginaire la beauté rayonnante des anges.
Puis je saisis un livre, ces choses merveilleuses qui guident l’esprit. Je le lis un peu, beaucoup, passionnément. Parfois, quelques instants plus tard, le sommeil revient, parfois non… mais le calme qui s’est installé donne un sentiment de maîtrise de soi suffisant pour retourner au sommeil.
Parfois j’écris et je pense, comme en cet instant, à ceux qui me liront et partageront ces mots.
Je leur souhaite une bonne fin de nuit. Je les embrasse.
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