16 octobre 2025
Tant pis…
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…si je prends du retard dans mon travail mais je veux raconter notre long week-end Solognot.
Imagine, ami lecteur : sur une fenêtre deux photos de couples de jeunes mariés. Deux officiers au sortir de la deuxième guerre mondiale. D’un côté naîtront quatre filles et deux garçons, de l’autre huit filles et cinq garçons. Un baby- boom dans le baby-boom.
Nous étions d’un côté, trois de ces enfants et de l’autre huit, accompagnés de nos femmes ou maris pour fêter la « septentaine » de l’une d’entre nous. La maladie ou l’éloignement a malheureusement fait trop d’absents mais comment pourrait-Il en être autrement ?
Depuis quelques années nous nous retrouvons tous ainsi presque tous les ans pour fêter un de ces anniversaires de « dizaines », ce qui nous permet finalement de nous retrouver plus souvent que dans nos années « d’avant retraite ».
Le lieu qui nous accueille est une de ces grandes fermes posées dans une clairière au milieu de cette belle et immense forêt qu’est la Sologne . Trois corps de bâtiments qui entourent une vaste cour propice aux grands rassemblements.
Nous avons fait halte chez notre fille dans sa belle maison de pierres dorées du Beaujolais. Nous partons tôt dans le brouillard pour être présents au repas.
Au fur et à mesure de notre avancée, le brouillard s’efface pour laisser place à un beau soleil qui éclaire la belle forêt aux couleurs d’automne.
Et puis nous arrivons pour 72 heures de retrouvailles.
72 heures de grands repas, de têtes-à- têtes, d’apéritifs, de digestifs, de coin de feux, de jeux de sociétés, de gâteaux d’anniversaire, de cadeaux, de rires, de promenades, d’émotions, de tendresse.
Notre seule sortie sera pour la messe du dimanche, dans la chapelle d’un château un peu poussiéreux où un jeune prêtre un peu trop zélé nous énervera par son sermon et nous permettra de nous rendre compte que nous avons fait du chemin dans ces dernières décennies et que, si nos convictions ne se sont pas affaiblies, elles se sont teintées de beaucoup plus de douceur et de charité.
Ces occasions nous permettent de retrouver familles et belles-familles, ce qui parfois ne nous est parfois jamais arrivé depuis les mariages. La vie sépare beaucoup et ça ne peut être autrement quand le nombre s’accroît mais elle sait aussi rapprocher et c’est une tellement belle chose.
Ces petites parenthèses dans le temps qui passe où sont reconstituées de grandes tables familiales, temps de pause dans nos vies encore très actives mais où nous est donné plus de temps pour observer et réfléchir …. sont une vraie bénédiction.
Nos enfants et petits-enfants qui aimeraient être avec nous en ces moments mais comprennent bien que ce n’est pas possible. Chacun d’eux nous l’espérons construira à son tour de tels événements dans des environnements qui sont les leurs. On en est sur : ils sauront faire : Bon sang ne saurait mentir !
Ce serait difficile de se quitter après ces rassemblements si nous ne savions pas qu’un autre suivra dans un temps raisonnable. Nous repartons mardi en fin de matinée pour une longue route vers notre Provence.
On ne remerciera jamais assez ni mon frère qui a organisé la fête avec beaucoup de savoir-faire et de tendresse familiale, ni notre belle-sœur, reine de cette fête.
Tu comprendras, ami lecteur et confident de mes bonheurs, pourquoi je voulais partager ça avec toi.
Bonne journée, je t’embrasse.
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