Un soir.
Un soir de printemps qui ne veut pas venir. Un soir où il fait froid mais où on n'ose pas allumer de feu. Un soir où les idées s'entrechoquent sans déboucher sur un vrai texte. Un soir où le travail a été rude. Le travail revient par comme par bouffées ou par bourrasques. L'homme a un peu du mal à le maîtriser. Certains chantiers avaient pris du retard. Ils semblent revenir tous en même temps. Il est difficile d'y mettre de l'ordre, de ne pas décevoir. Un soir où les mots semblent refuser de descendre jusqu'au clavier. Un soir où l'homme a du mal à les mettre en ordre. Un soir qui aurait des allures de défaite. Un soir de plus où les quolibets fusent. Un soir où il pourrait perdre l'espoir si au plus profond de son coeur l'Espérance ne donnait de la voix.
Un soir aussi où deux petites princesses et un gentil petit chevalier viennent se nicher dans sa tête et dans son coeur. Un soir où les images de bonheur se serrent les unes contre les autres pour lui donner un peu de leur chaleur.
Un soir d'un tout petit texte. Juste pour se faire du bien, comme pour se dire qu'on est vivant. Un soir pour se redonner des forces.
Un soir d'avant un demain. Un demain qui ne sera pas ordinaire car il sait qu'il n'y a pas de jour ordinaire.
Un soir...