Insomnies...et bonheurs
Elles étaient là. Souvent. Elles revenaient sans prévenir, sans que l'on sache pourquoi, malgré la fatigue du jour. Rien n'y faisait et elles auraient été bien accueillies si elles ne donnaient pas plusieurs fois par jour une grosse impression de fatigue difficile à dissiper. Il aurai pu s'en indigner, pester, prendre contre elles quelques médicaments mais à l'heure des enfants aux quatres coins du monde les insomnies prenaient un sens tout à fait nouveau. Les écrits en patissaient un peu et la lecture encore plus mais au moment où, tout à coup, le sommeil disparait et ne veut pa revenir sans que l'on puisse ne déterminer la cause, il lui suffisait de rendre plus doux cet espace en se projetant la-bas, dans cet appartement en plein milieu d'une tour qui domine la ville et le port, sur un bateau qui croise au large dans le pacifique, sur une passerelle de mer du nord ou simplement dans cet grande ville où ce rencontrent deux fleuves qui rythment la cité.
Il avait décidé aussi de réveiller son viel ami à la fois très fou et très sage qui parcourait le monde à la vitesse de la lumière dans son char porté par les nuages et tiré par des oies. "Qu'observes-tu, mon ami, mon cher Hercule Savinien? Est-ce que tu vois mes princesses et le petit chevalier s'installer dans leur nouvelle vie ? Sais-tu que la plus grande vient d'avoir quatre ans ? Dis moi à quoi ressemble leurs nouveaux amis et comment sont les gens qu'ils croisent dans la rue. Fais-moi connaitre ces prochains du bout du monde.
Et lui dans son bateau ? Comment ça va ? A-t-il beaucoup de monde à soigner ? Raconte moi aussi toutes ses autres missions. Et ce bateau, il est grand comment ? Est-ce que tu vois les pêcheurs qui attendent après lui ? Est-ce que la mer est calme ? Comment sont ses amis avec qui il vit des journées entières ?
Et l'ouvrier, petite main, sur cettte grande plateforme ? Il apprend par le bas son métier d'ingénieur. Il a eu tellement peur de ne pas pouvoir partir à cause des hélicoptères bloqués au sol. Il y a beaucoup de bruits, beaucoup d'odeurs, pas mal de risques aussi. u me raconteras mon ami.
Et elle enfin, qui passe ses jours dans la belle bibliothèque à définir un nouveau projet de vie et de travail. ESt-ce que ce n'est pas tro dur ce travail solitaire ? Est-ce qu'elle trouve chaque instant le courage ? Où, comme son père laisse-t-elle aller trop souvent son esprit vagabonder le long de la Saône ?
Tu ajouteras ta propre version aux images que je vois d'eux, ou à leur voix que j'entends par des appareils depuis des points bien lointains sur la mappemeonde. Car c'est merveilleux de pouvoir ainsi au travers des ondes suivre au plus près leurs vies."
Ainsi le temps de la nuit s'ajoute au temps du jour. La vie suit son cours. Le travail est là pour l'instant sans que l'on ait à se plaindre. Le temps qui s'adoucit le rend un peu moins pénible. Mais il va être dur de s'organiser pour les voir ....si loin. En quelques petites années, presque quelques mois, le petit monde de mon village a explosé aux quatre coins de la terre. Mais il garde tout son sens. La maison est là qui veille, qui garde tout son sens pour être le port d'attache, l'endroit où l'on retourne. Chacun d'eux quand il revient ici est en un seul instant la presonne la plus importante du monde. C'est aussi l'insomnie qui fait mesurer l'importante de l'amour qui nous relie nous à eux quatre, et à eux trois, et au reste du monde. On mesure encore mieux ses bonheurs. On oublie la fatigue et le travail qui font tous les deux d'ailleurs passer le temps plus vite. On se réjouit des amis, des rencontres. Des liens qui contienuent à se tisser. On voudrait être partout, penser à tous.
Mais déjà on arrive à l'heure du jour. La cloche de l'Eglise sonne six heures à l'église voisine et repond en écho à la cloche du beffroi qu'on vient d'entendre il y a cinq minutes. On se dit qu'on a du temps. On se remémore ce qu'on va lui raconter des enfants à son réveil. On se dit qu'on a aussi un peu de temps pour aller voir ses amis des blogs et leur laisser ça et là un petit mot. Peut-être ensuite qu'on retournera se coucher pour une sieste du matin, celles d'avant le réveil, quand l'esprit est apaisé et quand le corps redemande un peu sa part de sommeil.
On attendra aussi le compte-rendu de cet ami des rêves qui se promène à travers les temps et les espaces. On aimera ce doux instant où on ne sait plus très bien si on est dans la vie où si on est dans le rêve.
Alors ami qui me fait la charité de me lire, sache que toi non plus je ne t'oublie pas. Je ne sais que rarement qui tu es. Je ne sais pas si il y a du monde qui vient là jeter un coup d'oeil mais ce n'est pas ce qui importe. Les amis ça ne se compte pas. En avoir un c'est en avoir mille. C'est une "denrée" qui ne répond pas à la logique des chiffres mais bien plus à la logique de l'amour. Une source inépuisable où plus on puise, plus il y a d'eau. Bon dimanche de cet automne qui vient d'inscrire son nom sur le calendrier.