7 février 2015
Nouvelle-Calédonie - 1
C'était un long voyage...à l'autre bout du monde dans ces pays où les gens marchent à l'envers et pourtant ne tombent pas. Un voyage improbable, puis impossible...et qui finit par se faire.
Un voyage où l'on part du froid vers le chaud, où le chaud devient plus chaud et ,lorsqu'on revient, on trouve alors le froid plus froid.
Un voyage sur une ile, ou plutot sur quelques îles rassemblées. On part. On prend l'avion pour de très longues heures. On part le matin. On arrive le soir. La grande aiguille a fait presque trois fois le tour du cadran. On part en suivant le soleil. On revient en s'en écartant. Le corps s'affole un peu, ne comprend plus très bien ce qui se passe, mais, comme un vieil ami, retrouve en quelques jours son équilibre.
C'est un monde où l'on oublie un peu les blogs, les liens, les tablettes et les écrans à l'exception de ce qui relève de la survie d'un enfant. Un monde où les routes sont un peu plus austères, où parfois même les pistes les remplacent encore. Un monde où se côtoient sans gêne des peuples là depuis toujours....où depuis si longtemps que ça a l'air d'être toujours, et des hommes tout neufs arrivés là parfois par défi, souvent par punition, plus rarement pour tenter la fortune.
C'est un monde où la nature est là, partout, où les eaux sont si claires qu'on y voit nager tant de poissons aux si belles couleurs. Dans ce monde une ville, dans cette ville un bateau, sur ce bateau un homme, un fils a cette croisée du monde des marins et du monde des médecins.
Un monde que l'on a parcouru, sillonné, découvert, aimé. Un monde comme un village où l'on salue ceux qu'on ne connaît pas et qu'on croise sur sa route. Un monde sans trop de crainte, sans trop de honte.
Trois semaines pour apprendre à l'aimer, à le découvrir, à se l'approprier.
Trois semaines de vacances, de découvertes...
La Calédonie....qui ne sera plus jamais nouvelle et qu'il a déjà fallu quitter quand on la découvrait a peine.
Mais puisqu'on est revenu et avant que notre monde s'empare à nouveau de nous, tu voudras bien me pardonner, ami lecteur, de mon envie de te la raconter pendant quelques jours.
Oui ? Et bien c'est promis...on va le partager ensemble.
Bon dimanche !
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