13 février 2015
Caledonie 4- (fin de l'intermède) : Il était un navire ....
Pas : un "petit navire" ....comme dans la chanson, mais un beau navire qui dresse fièrement sa belle silhouette grise dans la baie de l'Orphelinat
L'île est trop peu peuplée pour générer un gros trafic maritime. Sur la route qui longe la mer, on aperçoit seulement quelques bateaux de plaisance. Parfois, au loin, un minéralier qui assure le transport du nickel ou un paquebot qui déverse pour un jour ou deux une cargaison de touristes australiens ou de japonais en croisière, viennent briser la ligne d'horizon.
Ce bateau-là a belle allure au bout de la jetée. Il domine de sa taille deux autres bâtiments militaires un peu plus petits, deux "petits frères" qui ne manquent pas de classe . A bord tout le monde s'agite : Il est 11 heures du matin et le bateau se prépare pour un prochain voyage vers des destinations lointaines aux noms qui font rêver.
Nous entrons dans la base navale. Quelques instants plus tard nous voyons arriver notre hôte, notre fils. Il est médecin à bord : le Doc, pour encore quelques mois ... . Il y a maintenant plusieurs années qu'il navigue mais c'est la première fois que nous montons à bord d'un de ses bateaux. Une occasion de découvrir une partie de sa vie.
Un marin à pompon nous accueille et nous montons à bord. Le nom est inscrit seulement sur l'échelle de coupée en lettres bleues marines suivies de deux ancrés rouges croisées. Un nom de mois révolutionnaire, comme les autres bateaux de cette catégorie qui se répartissent dans les endroits de notre pays les plus éloignés de la métropole.
On fera la visite en essayant de déranger le moins possible. Notre fils se repère très bien dans ce dédale de coupées, de coursives et d'autres noms de lieux que j'ignore encore. On aperçoit les machines. On rencontre quelques-uns et quelques-unes de ses amis. Au passage devant sa cabine on salue le commandant qui nous accueille avec chaleur et gentillesse : Un beau bateau qui prend beaucoup de temps, qui navigue loin et longtemps et dont il a bien raison d'être fier. Des missions d'aide, d'assistance, de surveillance des pêches, de protection contre la piraterie, que sais-je encore ? Tout dedans ce bâtiment semblé avoir une destination bien précise.
On passe à la passerelle. Il fait si beau qu'on a du mal à imaginer le bateau par gros temps, en pleine mer. Sur le pont des canons, des mitrailleuses. L'hélicoptère, lui, est absent. Un promontoire qui domine la mer et la ville. Un paysage de rêve.
On aperçoit par l'entrebâillement des portes les cuisines, les machines. On vit ici à la lumière artificielle à l'exception des quelques services du pont et de la passerelle. Sa cabine : j'aurais dit " petite cabine" si je n'avais auparavant visité des espaces de vie encore plus étroits dans les sous-marins. Son infirmerie, véritable petit hôpital où de nombreux actes peuvent être faits. C'est qu'on est loin de tout en mer ! On terminera par le "carré", sorte de Havre de paix de ces hommes et de ces femmes affairés à la mer.
On repart contents d'habiller nos pensées pour lui de décors plus précis. On repart. Il nous rejoindra dans un de ces bars du bord de mer où on commence à goûter à ce paysage magnifique d'eaux et de ciels aux couleurs difficiles à décrire. Le serveur nous parle en anglais. On s'empresse de lui faire savoir que nous ne sommes pas des touristes...mais des invités. En fin d'après midi on goûtera encore à la plage et demain on partira faire le tour de l'île.
A mon tour cher lecteur de te laisser vaquer à tes occupations. Merci de me lire et à demain.
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