18 mai 2015
Juste un billet pour...
... dire qu'on est vivant. Que ce mois de mai en dents de scie n'est pas vraiment propice à l'écriture. Ecrire pour se sentir bouger. Parfois le temps manque, d'autres fois le courage. Il arrive aussi que des promesses annoncées soient juste un peu retardées et tout s'englue et paraît difficile.
Alors on se concentre sur l'essentiel , sur la charrue qui doit avancer, sur le sillon qui doit rester droit, sur les bruits familiers, le volet qui grince, le vent qui fait chanter le toit de tôles du hangar, sur le souffle régulier sur l'oreiller à côté de soi, sur des photos d'enfants .
Ou alors on s'isole, on remonte vers la montagne. Là, entre ciel et terre , on se retrouve. On se retire en soi. On tente de faire à l'intérieur ce vide nécessaire à l'essentiel. On s'interroge. On se confesse. On va chercher dans des endroits sacrés les forces nécessaires. On les trouve.
On va reparler, écrire à nouveau, mettre de l'ordre dans l'atelier' embellir le jardin, refaire la peinture qui s'écaille.
Bref tout ça bien, même s'il paraît qu'il va pleuvoir toute la journée sur la montagne.
Le clocher du village éclairé hier soir et, ce matin, devant les yeux, la montagne.
Bon week end.
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