26 septembre 2016
À tous les candidats à la présidentielle....
Monsieur le candidat,
Soyez gentil. Ne vous mettez pas en peine d'inventer pour moi les prospectus les plus audacieux, ni les plus spectaculaires rodomontades, ni les grands shows à l'américaine pour vanter le produit que vous êtes devenu.
Je ne vous jugerai pas sur tous ces artifices qui sont une façon de plus de mal dépenser mon argent.
Je vous jugerai plutôt sur ce que vous avez fait dans votre vie privée ou publique, d'affaires ou de politique. Et si par extraordinaire aucun de ceux qui ont un peu d'expérience ne me convient sur ces points, j'irai alors chercher celui qui aura été le plus fidèle à ses principes, qui aura le mieux estimé l'avenir et qui aura proposé les solutions aujourd'hui reconnues par tous comme évidentes.
Mais venons-en à ce que je souhaite.
J'aimerais en premier point que vous croyez comme moi à l'évidence que toute vie doit être protégée et respectée. Depuis le premier moment de la conception d'un être jusqu'à son dernier souffle, je veux qu'il soit choyé, protégé, défendu. Cela quelqu'il soit, petit ou grand, fort ou faible, vertueux ou misérable.
Je veux pour cela que vous soyez tout à votre gouvernement et pour cela que vous ne soyez l'homme d'aucun parti, d'aucune faction, qu'aucun intérêt ne vous anime sinon la volonté de faire le plus grand bien au plus grand nombre.
Nous sommes assez nombreux, j'imagine, pour qu'existe dans notre pays un homme qui porte en lui suffisamment de valeurs personnelles pour entraîner l'adhésion de tous sur sa vie privée et publique
Je souhaite pour cela que votre vie privée soit exemplaire, que vous ayez fondé une famille stable et solide et si la vie vous a laissé seul que cela vous ai donné encore plus d'amour pour les autres.
Il faut que vous soyez un doux, plutôt enclin au bien, mais surtout pas un naïf, que vous sachiez cependant faire le choix de la force et de la responsabilité contre celui de la démagogie.
J'aimerai que vous vous y entendiez en affaire et en finance. Non, pas que vous soyez un de ces spécialistes de chiffres qui renvoie au public (souvent incompétent) que je suis des centaines de pourcentages, mais qui prouve qu'il ait géré les affaires qu'on lui avait confié en "bon père de famille" soucieux de faire vivre son pays dans la dignité sans avoir dénaturé son héritage.
Je veux que vous respectiez ceux que vous gouvernez , et donc que vous devez servir et que ceux qui vous aident soient animés des mêmes intentions. Je veux que vous sachiez que votre rôle est un sacrifice et que vous ne serez pas plus riche à la fin de votre mandat.
Je veux que vous méprisiez l'argent et ceux qui le servent avec trop de passion sans que pour cela vous ne laissiez les voleurs s'introduire dans la place.
Je veux que vous donniez à ce pays plus d'amour. Je crois qu'il faut parfois s'investir, même au delà de ses frontières mais que cela ne soit jamais pour sauvegarder des intérêts mais pour protéger des hommes.
Et si ,comme aujourd'hui, notre pays doit accueillir de plus misérables, que ce soit de façon assez mesurée et volontaire pour que cela ne devienne pas un trouble, encore moins un danger.
J'aimerai que dans votre vie on trouve d'autres expériences que la pure vie politique, que vous ayez fait plutôt que dit. Si ce n'est pas le cas, que l'on trouve au moins dans votre histoire des moments où l'on puisse dire : "lorsqu'il était là, la ville ( le département, la région, le ministère ) eut une gestion rigoureuse et saine.
Je veux que vous aimiez votre armée, votre police, vos fonctionnaires et que vous leur rappeliez sans cesse qu'ils sont aussi au service des autres. Qu'ils ne soient pas trop nombreux, que l'on veille à leur donner les moyens de leurs actions et qu'ainsi on n'encourage pas certaines formes de paresses qui résultent de l'absence de moyens et de missions précises.
Je veux que vous aimiez l'histoire de votre pays et sa culture et que vous participiez à les construire en fournissant à nos enfants des écoles ou l'on apprenne le respect de l'autre et le respect de soi sans oublier de transmettre ce que furent nos pères. Il faut que vous soyez cultivé mais surtout pas pédant, que vous aimiez rire ou sourire à l'occasion. Je vous préférerais plutôt trop discret que trop exubérant.
Rassurez-vous je vous reconnaîtrai le droit à l'erreur et son oubli à condition qu'elle soit assumée sans détours.
"Mais, me direz-vous, ce n'est pas un gouvernant que vous définissez mais une sorte de saint au service de la France ! " . Ce n'est pas faux mais c'est sûrement nécessaire.
Alors ne vous souciez pas d'autre chose que de vous présenter en fonction de ces critères. Qu'importe alors le parti dont vous êtes, le choix de votre élection et tous les autres artifices.
Si je vous écris tout ca aujourd'hui c'est parce que cette campagne qui commence ne présente rien de ce que je cherche ainsi et que, petit citoyen minuscule, je suis finalement plus proche du "plus grand nombre " que vous ne le serez jamais.
J'ajoute que si mon texte est entièrement au masculin, ce n'est pas parce qu'il vise uniquement un homme. C'est juste un usage de langage et si vous êtes une femme, ajoutant à ce que je viens de citer toutes les élégances de votre sexe vous n'en serez que mieux ...la bienvenue.
Pardon donc de ma présomption et de mon arrogance. Mais tenez compte de cet avis.
Je vous souhaite bonne chance.
Un tout petit citoyen, minuscule.
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