Amis....
Ils arrivent de mille manières dans notre vie. Et plus ils sont nombreux et plus il en arrive d’autres. Ceux dont je veux parler aujourd’hui me furent comme donnés... en dot : je les connus grâce à mon mariage.
Vous arrivez dans une famille étrangère à la vôtre et d’un seul coup vous découvrez l’environnement nouveau d’une autre famille.
On aurait pu commencer ainsi l’histoire : « ELLE, avait un parrain et ce parrain avait deux fils... ». Ce parrain et sa femme eurent tôt fait de m’adopter et de partager avec moi l’affection qu’ils avaient pour leur filleule. Je découvrirais avec eux les souvenirs de cette Algérie qu’eux et mes beaux-parents avaient tant aimé, leurs souvenirs communs de jeunesse étudiante, la vie des paysans-entrepreneurs qu’ils étaient et mille autres choses que je ne saurais énumérer en un seul article. Ce parrain avait deux fils : l’aîné que nous fréquenterions trop peu, trop loin occupé à gérer une impressionnante carrière d’homme d’affaire international ; le second, loin lui aussi, mais avec qui les liens furent toujours plus étroits et dont la famille, vivait au bout du monde, une vie assez proche de ce qu’était la notre. Il eut la bonne idée d’épouser une petite femme délicieuse avec qui l’entente nous apparut tout de suite évidente.
Ils sont là, de passage pour un trop court moment, entre la naissance d’un petit fils et le passage chez d’autres amis qu’ils nous firent le plaisir de partager quelques fois avec nous.
Ce n’est pas la meilleure semaine car ELLE travaille et que le lendemain nous traverserons la France pour un anniversaire « surprise » très important. Quelques heures donc à partager des années d’éloignement, à se raconter nos familles, et un déménagement qui les ramène plus près de nous pour longtemps.
Il en est de ces amis-là comme de la famille. Il ne faut pas même une seconde pour se sentir à nouveau « en phase ». Il faut tout raconter, parler de ce nouveau petit enfant, de l’Italie où il vit, de l’Australie où eux vécurent et où réside actuellement un de nos fils, de ce bel appartement qu’ils viennent d’acquérir dans une ville élégante, de nos travaux d’agrandissement, de ce qui ressemble aujourd’hui d’assez près à une ruine 😉 et qui deviendra demain un morceau de chez nous destinés justement à notre famille et à nos amis.
Et lorsqu’après un petit déjeuner, joyeux comme un petit déjeuner de vacances, ils repartent...je m’aperçois que je n’ai pas vu le temps passer.
S’il leur arrive de lire ces lignes qu’ils sachent qu’ils furent un rayon de soleil dans l’univers par trop morose de cette « crise » ...qui nous emm... tant !
Qu’importe ! La retraite est un temps qui efface toute notion d’urgence et de délai et où le temps ne compte plus comme avant...
Aujourd’hui est un autre jour...une autre histoire, une autre vie...un dimanche soir ailleurs..
Bonne soirée ami lecteur. Je t’embrasse.
