Et si…
Et si j’écrivais quelques lignes pour conjurer les mauvaises nouvelles. Le feu ravage les bois autour de maisons amies et nous craignons pour ceux qu’on aime. Ce mistral qu’on aime a des folies destructrices mais il porte un peu de fraîcheur dans nos étés si chaud et puis …. Trois petits jours et puis s’en va
Et ce monde qui s’affole : la folie autour de nos santés, des pays qui tombent dans la plus noire des barbaries… et nous, peuples sans paroles, qui les avons abandonnés.
Non je veux écrire plutôt pour ces jeunes gens qui se marièrent samedi, pour ces amis revus, pour ce monde sans masque, pour cette maison qui s’est rempli d’êtres que nous aimons.
Je veux écrire pour cette matinée de travail où des gentils neveux m’aidèrent à nettoyer mon chantier.
Je veux écrire pour Albert, revenu au village, qui se promenait à nouveau (avec son déambulateur 😉) dans la rue.
Écrire pour les enfants qui dorment gentiment. Écrire pour celui qui tarde à s’endormir et qui craint les chatouilles d’oncle Jacques
Écrire pour mon petit élève, pour sa sœur aux cheveux coupés, pour son frère qui fait du vélo sans petites roues, pour sa grande sœur qui me montrât son petit carnet de bois si joli,
Écrire pour nos confinés du bout du monde, pour nos cyclistes qui ou traversent les Pyrénées
pour toi, ami lecteur, pour te rapprocher des bonheurs et t’écarter des malheurs.
Écrire avant de passer à table. Je t’embrasse.
