4 octobre 2021
Un figuier…
Tu sais, ami lecteur, combien j’aime mon village. Mais je ne m’interdis pas quelques incursions dans les villages voisins à l’occasion. Celui dont je vais vous parler est à quelques kilomètres de chez nous mais il est juché sur une sorte de promontoire qui domine la plaine des Sorgues et qui fournit des vues magnifiques sur la région. C’est en plus un des berceaux des assemblées félibres qui remirent la langue provençale à l’honneur au 19e siècle.
Il y avait là un « jardin d’automne », une sorte de kermesse offerte aux jardiniers et aux amateurs de jardins où se côtoyaient quelques horticulteurs, des pépiniéristes, des artisans œuvrant dans ces domaines autour d’ateliers, de conférences et d’expositions, un ensemble bien sympathique.
Le tout se tenait dans un grand parc, au milieu des vignes très joliment restauré. Nous y allâmes un peu par hasard, au sortir de la messe, juste « pour voir ». Nous en sortîmes quelques heures plus tard, après avoir déjeuné sur place, et plus riches d’un jeune figuier prêt à planter.
Nous avons déjà un petit figuier dans notre jardin. Il s’est peu à peu taillé un chemin entre un grand mur et un bel olivier qui ne lui laissent pas beaucoup de place. Il s’est installé là tout seul sans demander l’avis de personne mais il peine à trouver son espace.
Lorsque nous achetâmes notre maison il y avait un autre figuier dans ce qui est aujourd’hui notre « cour de derrière » (la « petite cour » de nos enfants 😉😘). Il envahissait tout dans ce qui était une ruine et il avait fallu le supprimer.
Celui que nous avons acheté a une belle allure, même s’il est encore petit et nous avons le projet de le planter sur une sorte de restanque aménagée à côté de la tour en bois de nos petits chevaliers et de nos jolies princesses. Un endroit de pierres et de gravats où nous espérons qu’il fera quand même sa place. Nous espérons qu’il nous fournira vite un peu d’ombrage dans une partie de jardin trop chaude au soleil couchant de l’été.
Il faisait sombre hier, et il y avait beaucoup de vent. Le soir le ciel s’assombrit et une forte pluie s’installa pour une partie de la nuit.
Un temps de dimanche soir d’automne, propice à la mélancolie.
Une semaine recommence. ELLE travaillant et moi bricolant. Peu à peu nous installons ce nouveau nid…ou plutôt ce nid complémentaire en espérant le remplir bientôt de ceux que nous aimons.
Dans notre beau pays la crise sanitaire s’efface un peu au profit de l’installation de la politique à l’approche des élections.
Ce sera l’occasion d’un billet spécial bientôt tant je suis déconcerté par mes concitoyens. J’ai parfois l’impression de venir d’un autre monde.
Mais ce petit figuier que nous installerons bientôt sera j’espère témoin de belles choses et d’une histoire qui continuera longtemps de bonheurs domestiques.
Je l’espère et je te souhaite, ami lecteur, une bonne journée. Je t’embrasse.
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