18 février 2022
Enfance…
Lorsque l’on pense à sa mère, ce sont d’abord des images de tendresse et de douceur qui s’imposent à soi. Je pensais à cela hier dans la belle collégiale Saint-Laurent de Salon De Provence où nous accompagnions la mère d’un ami dans la dernière étape de son voyage sur terre. Je ne connaissais pas cette belle église autrefois insérée dans les remparts de la ville et comme accrochée là pour la protéger. Le beau langage de l’Espérance de L’Eglise associée à la majesté de ces lieux me fascine toujours dans ces moments difficiles de ces séparations.
Je retrouvais quelques amis de ma vie professionnelle, perdus de vue depuis longtemps, comme si nous nous étions quitté hier.
J’agitais toutes ces pensées dans ma tête hier en retrouvant ce contact de la pierre. Je m’attachais à poser nos belles dalles, un exercice difficile et fatigant lorsqu’on travaille seul et qu’il faut être à la fois l’apprenti qui prépare les mortiers et le carreleur qui les pose. Un travail de précision exigeant et difficile qui sera long. Mais chaque dalle posée est une récompense et lorsque le regardais ce matin mon travail d’hier sécher…j’avoue que j’étais content.
Mais ce matin, au lever, je terminais un roman (Le train des enfants de Viola Nardone) et l’enfance, la douceur d’une mère, tous ces mots qu’on n’a pas dit à temps et toute cette tendresse reçue me revinrent avec une très grande émotion. Vive la lecture et la langue de cette transmission.
Mais je dois te laisser, ami lecteur. J’ai déjà beaucoup traîné et vendredi est mon jour de « garde » de l’église.
Je file. Je te souhaite un bon week-end. Je t’embrasse.
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