14 décembre 2022
Non-thé….
Tu sais ami lecteur combien j’aime le thé. Je l’ai découvert assez tard sous ses formes les plus variés. Pendant mes classes préparatoires, à l’âge où l’on cherche ses goûts, ses envies, ses saveurs. Beaucoup de mes amis avaient pris goût au tabac, ou au café. Je n’avais pour ma part aucun goût pour le tabac et
A cette époque le café des bars était toujours meilleur que celui qu’on faisait chez soi. J’aimais dans le thé tout ce qu’il évoquait de cultures lointaines et diverses et son incroyable capacité à s’intégrer et, par sa présence, indiquer l’accueil de celui qui vient de loin.
Je n’y connaissais pas grand chose mais le seul fait de pouvoir partager plusieurs saveurs différentes sorties de leurs boites de métal ou de carton aux étiquettes étranges me donnait l’impression d’être raffiné.
Mais je n’aime pas du tout le thé solitaire. Il me faut absolument le partager à la bonne heure au bon endroit. Au contraire de la plupart des amateurs de grands espaces que j’admire, je n’aime pas la solitude. J’aime le silence, l’attente, mais j’ai besoin de l’autre et j’admire d’autant plus les grands ermites où ceux qui savent transformer cette solitude en prière. Si je remplis ma théière et que personne n’est là, ils sont nombreux qui me manquent.
Aussi, lorsque je suis seul, l’heure du thé est celle où j’accumule l’activité et, quand ce n’est pas possible, je rêve solitaire aux thés suivants avec ceux que j’aime.
Et c’est à l’heure de ce « non-thé » que j’écris ces lignes. Heureusement il me reste le plaisir d’allumer le poêle et de me dégourdir avec cette chaleur nouvelle.
Bonne journée, ami lecteur. Je t’embrasse.
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