18 juin 2023
Au nom des pères…
Assis dans mon canapé du salon, j’écoute Purcell dans mon casque, en dégustant un verre d’un vieux et bon whisky. ELLE s’apprête à regarder la fin d’une série anglaise que (contrairement à l’ordinaire) je n’ai pas beaucoup aimé.
Dès que je poserai cet écran, je me précipiterai sur un livre que j’ai reçu en cadeau et que je m’apprête à dévorer.
Aujourd’hui c’est le 18 juin, le jour anniversaire de ma belle-mère décédée depuis trop longtemps, et de l’appel du 18 juin du général de Gaulle (assez peu aimé chez nous à cause de l’abandon de l’Algérie qui rendit tant d’être malheureux ).
Je suis surtout aujourd’hui un homme, un père et fier de l’être, attaché avec force à la distinction des genres, toutes choses qu’aujourd’hui il est malséant d’annoncer.
Mais aujourd’hui encore plus que tous les autres jours de l’année, je savoure le bonheur sans fin qu’est celui de la paternité. Être père, c’est d’abord avoir partagé ce bonheur dont j’ai rêvé ( et que j’ai parfois fantasmé avant de la connaître 😉) de la conception, puis celui de l’attente d’un petit être dans un ventre qui n’est pas le sien mais qu’on croit un peu connaitre. Puis c’est assister à ce moment délicieux de la naissance, témoin gauche et maladroit d’une souffrance transcendée. Et après tout cela c’est le partage quotidien de la tendre protection d’une croissance qui va transformer nos rêves en belles personnes qui nous échapperont pour leur propre destin.
J’ai adoré tout ça : les bonheurs, les récompenses, les punitions parfois qui nous font souffrir encore plus qu’eux, les succès, les échecs, les inquiétudes, les prières, l’accompagnement maladroit et amoureux de leur enfance.
Parfois il nous arrive à nous les pères de nous demander si nous n’avons pas raté quelque chose et nous savons bien que si mais que le Bon Dieu, qui est bon, nous aide tellement à rattraper tellement d’affaires.
Aujourd’hui dans tous ces enfants (qu’ils soient nôtres ou pas ) qui disent leur amour à leur père, j’ai l’impression que chacun me parle directement. Je ressens un immense bonheur que j’aimerai avoir su mieux partager avec mon père et mes grands-pères que j’ai trop peu ou pas connu.
Je voudrais aussi le partager avec tous mes amis hommes de quelque génération qu’ils soient et vous adorables femmes, épouses, mères, filles ou belles filles, petites filles ….sans qui nous ne serions rien.
J’approche peu à peu de cet embarcadère qui nous mènera à l’endroit où l’on sait. Et c’est au tout premier de mes garçons (et bien sûr de mon gendre) d’être pères 😉😉😉.
Et aussi avec toi, ami lecteur, fidèle témoin de tous mes bonheurs.
Bonne semaine. Je t’embrasse.
Publicité
Commentaires
