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et pourquoi ne pas le dire ?
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29 mai 2011

Dans son royaume d'ombres etde lumière,

...elle me regarde aujourd'hui. Comme elle regarde les autres petits garçons et les autres petites filles qu"elle a porté, qu'elle a aimé. Et il faut dire qu'il y en eut beaucoup qui virent le jour d'Elle. Elle qui toute jeunette épousa un beau militaire tout frais sorti d'une trop longue guerre. Tous beaux dans cette église prestigieuse des Invalides, sous un toit de drapeaux, il se promettront 14 enfants. Elle était fille unique, il avait connu une plus grande soeur mais trop peu de temps, juste le temps que la mort l'emporte alors qu'il était tout petit et lui laisse une maman inconsolable. Ils tiendront paroles, une de ces paroles jetées en l'ai à qui la vie donne parfois un sens. Elle l'aimera trop fort jusqu'à son dernier jour, il l'a trouvera si belle jusqu'à son dernier soupir. Elle aimera aussi sa "nichée", ses petits. Et pourtant il lui en auront coûté des lessives, des vaisselles, des chagrins, des chagrins d'amour. Une reine de la non-organisation. Une famille bohème. Des amis de folie. Rien qui ne soit ordinaire. Des maisons trop grandes ...ou bien trop petites. Une alternance de richesse et de "dèche". Un pivot : c'est elle. Elle qui n'a jamais vu le mal, d'une naïveté confinant au génie. Elle connaitra de nombreux petits enfants, plus de 80 : elle les connaissait tous mais jamais ils n'habiteront sa vie comme les enfants. Elle et sa commode, au tiroirs remplis de dessins de gosses et de collier de nouilles desséchés.

Deux fois déjà qu'on ne peut pas lui souhaiter la fête des mères. Deux fois déjà que cette fête pourtant si douce et remplie de bonheurs domestiques à pour un petit garçon plus vraiment petit un arrière goût d'amertume vite chassé par l'évocation des bonheurs passés et bonheurs à venir.

Alors il regardera encore dans son sommeil celle qui ,pourtant si différente, remplit pour ses propres enfants cette place si délicieuse. Il se réjouira avec elle de leurs attentions et de leurs cadeaux. Et cette année dans leur petite maison si douce, deux petites demoiselles, pourtant encore bien petites porteront aussi à une autre petite maman cette amour dont elles ne savent même pas encore le nom.

Une nuit trop courte. Une journée qui seront douce.

Et cette évocation je veux y associer toutes les petites mamans (ou non) qui liront ces lignes. Si vous saviez comme on vous aime !

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Commentaires
S
Merci Jacques pour ce très joli texte qui m'a beaucoup touché ... je suis mère mais cette fête des mères est la première où la mienne n'est plus là ....
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H
De loin le plus joli texte que j'aie lu sur les meres depuis lontemps : merci.<br /> <br /> Je suis née avec eux , jamais je n'ai,senti une once de sacrifice car ils sont toute ma joie . Ils ne sont pas toute ma vie car je ne veux pas leur faire supporter ce poids mais ils savent comme je les aime , comme je le leur dis, comme on s'amuse et on rit follement. <br /> <br /> jE ne suis que là pour leur donner la main ferme , guide, et douce pour la lâcher petit à petit . <br /> <br /> Je suis de celles qui s'étonne et a du mal à croire qu'elle peut être autant aimée . <br /> <br /> Mais bon hein, je vais pas m'raconter, faut pas dec ;-) <br /> <br /> Et merci Jacques de votre fidélité !
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L
Je ne puis parfois être douce, je n'y arrive pas, je te demande pardon, ainsi, qu'à ceux que je choque, j'aime la vie, j'aime tant mais je ne supporte pas ces gens qui ne savent ouvrir les yeux. Mon nom, en vrai veut dire:<br /> <br /> Celle qui frappe<br /> <br /> je ne l'ai pas choisi mais il me va bien, je frappe car je suis tellement meurtrie de voir que tant d’entre nous ne savent regarder simplement.<br /> <br /> Mon billet aujourd'hui parle de ce qu'être mètre veut dire, et ce n'est pas moi, privilégiée parmi les privilégiées qu'il faut fêter, et vous le savez, Jacques et Syvie mais toutes ces femmes sacrifiées, ces enfants martyrisés, et je ne laisserai pas passer les bisounours paroles, car elles ensuquent nos esprits et on doit être éveillés.<br /> <br /> Il faut de tout pour une vie, du miel de vos paroles, Jacques et de votre douceur Sylvie, mais il faut aussi savoir frapper, la vérité afin que l'on voit, la vie sans voiler et cacher les petits, les malades, les moches, les idiots, les sacrifiés..<br /> <br /> L'humanité n'est grande que si elle fait attention au plus petit.
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S
Merci Jacques, pour ce beau texte et cette hommage à une maman extraordinaire car toute ordinaire. Nous avons toute notre histoire et donnons de nous à nos enfants. Merci à nos maris (qui auront aussi bientôt leur fête), pour être aussi des papas!! Une énorme pensée à tous les parents qui n'avaient pas leurs enfants avec eux et à tous les enfants qui sont séparés de leur maman et pour qui ce jour n'est pas simple...Ouvrons nos yeux, un sourire, un mot.<br /> Lady Waterloo, soyez douce. ;)
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Z
Un de vos plus beaux textes ...<br /> Un bel hommage, d'une générosité sans pareille.<br /> Merci Jacques !<br /> Zénondelle
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et pourquoi ne pas le dire ?
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