Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
et pourquoi ne pas le dire ?
Publicité
23 juillet 2011

Petits et grands bonheurs

Il est très tôt, trop tôt ce matin. Un jour mis de côté, pris sur le travail pour attendre avec notre "grand" les résultats de ses concours. Il est prévu qu'il travaille et on attend au mieux les classements dans la soirée. Il est tôt, très tôt, trop tôt quand apparaît au petit matin un grand morceau de fiston encadré dans la porte. "Les résultats sont sortis. Je crois que c'est bon. Les yeux embués, il étreint ses parents. Dans la nuit les résultats sont sortis. Son classement lui permet d'intégrer l'école de ses rêves. Il ne sait pas encore dans quel centre. La boucle est bouclée. Il sera gadzart. La porte de ses rêves sera ouverte. La porte des "arts et métiers". Il mettra les mains dans le cambouis et la graisse. Il veut fabriquer des moteurs. Il sait que ce n'est plus très à la mode, qu'on parle plus de planète propre et de pollution...mais c'est son "truc".  Il ne sera pas ce qu'il désirait être lorsque petit garçon il nous déclarait :"plus tard, je serai moine et chasseur de renard.". Il a cubé. Il a pris le risque de perdre une année, de ne pas prendre les places offertes l'an dernier, pour choisir cette école, celle qu'il voulait. Il a passé une année difficile, à travailler et encore, et encore. A douter aussi, à se dire qu'il était peut-être trop ambitieux, qu'il n'avait peut-être pas les moyens.

Il ne sait pas encore quel centre car le jeux des écoles fait que l'on a d'abord seulement un classement... et des statistiques. On suppute mais on ne saura vraiment que dans quelques jours quand le jeux de chaises musicales que sont les désistements aura permis de savoir le résultat final. Il ne veut pas se réjouir car le "copain de l'année", celui des galères est quelques places derrrière lui, "limite" , sa place dépendra du choix de quelques uns. Il ne veut pas se réjouir et lui faire mal. Il attendra de savoir et qu'il ait pris le mesure de sa place à lui, quil ait fait le choix de sa propre école.

Le père, trop ému, cours vérifier les statistiques, de peur de partager une joie qui serait vaine et revient rassuré. Tout le monde se lève en cette heure matinale et on parle, on téléphone, on est heureux.

Cette semaine l'avait rassuré avec des bons classements sur des écoles aimées aussi mais moins désirées. Il travaillait apaisé et le travail physique la saine fatigue qui l'accompagne, les retrouvailles des amis et les longues soirées d'été ont fait le reste. Le coeur y était.

On retrouve le petit cercle d'amis proches avec qui on partage ces petites joies familailes et domestiques. On rit, on est heureux, on parle tard dans la nuit.

Un petit héritage de ses grands parents lui avait laissé le rond de serviette en argent d'un vieil oncle, marqué d'un matricule centenaire, la même école. Un oncle de légende, le grand frère d'une grand mère qui avait intégré cette école, son ascenseur social à lui, à cette époque où on ne se piquait pas de mots mais de réalités. Son père était mort pendant son école et dès la sortie il était devenu les soutien de sa famille. Il attendrait que ses petites soeurs soient mariées et sorties d'affaire pour à son tour s'installer. Un oncle de légende, le parrain d'un gran père qui portait le même prénom un peu désuet, un peu ridicule. La boucle est bouclée à plus de cent ans d'intervalle. Un autre oncle, de la génération suivante avait aussi laissé sa trace sur les mêmes bancs, qui lui avait donné les bons conseils, la sagesse de l'attente. Une chance, il marie demain son fils et on pourra le remercier de vive voix, partager ce bonheur en famille.

C'était le dernier de quatre dans cette aventure scolaire. Chacun a pu chosir ce qu'il désirait. Le bonheur pour des parents qui mesurent leur chance. Il était soutenu, porté par de l'affection, par des prières même. Il était aussi porté par tous les encouragements reçus sur ce blog. Il fallait, même au milieu de la nuit, le partager avec vous, lecteurs et amis, amis et lecteurs qui avez donné à son père le bonheur de nouveaux partages avec des inconnus qui par leur présence, leurs mots, leurs traces laissées accompagnent aussi maintenant sa vie.

Fier et heureux ce papa vous souhaite une bonne fin de nuit, une bonne journée de demain et retourne goûter au repos.

Merci. Je pense aussi à vos enfants, à ceux que vous aimez, ceux qui vont bien et ceux qui vont moins bien. J'aime à partager leurs réussites  ou vos angoisses. Que tout cela est doux !

 

 

 

Publicité
Commentaires
C
bravo à votre fils.;et comme je vous comprends..moi qui partage la joie de mon ainé qui a réussi aussi l'entrée dans cette école tant désirée..il dirigera des navires..;on l'espère tous...<br /> merci pour vos mots qui donnent si bien les émotions de parents.
Répondre
S
Bonjour,<br /> <br /> C'est la première fois que je laisse un mot sur votre blog. je suis touchée par ce beau texte et sur l'amour porté à votre fiston.<br /> Mes félicitations, une belle vie professionnelle commence pour lui, c'est tellement important de pouvoir choisir un métier que l'on aime !<br /> J'en profite aussi pour vous féliciter pour votre blog, vous êtes doué d'un vrai talent de conteur !<br /> Bon été à toute votre famille, dans ce joli coin de France que vous habitez !
Répondre
F
Pardon, Soyez et surement pour les autres non corrigées...
Répondre
F
Moi, et comme beaucoup de personnes, j'adore les bonnes nouvelles!! Des gens proches qui m'entourent , comme de ceux que je ne connais qu'à travers leurs ecrits.Cela fait chaud au coeur de savoir que vous, ses parents, soient comblés..c'est des fois tellemnt difficile , voici la recompence de tant d'amour, d'attentions et de tensions quelque fois aussi..<br /> Bonne journée.
Répondre
L
Il ne reste plus qu'à le marier et vous serez enfin les "vieux mariés" ayant accompli tout ce qu'il fallait, pour l'avenir et le bonheur de tous vos enfants, pas un ne sera oublié, ni mis de côté, tous auront la "part du roi" la meilleure celle du bonheur, pour laquelle nous parents, veillons, luttons, parfois prions ou pleurons.<br /> <br /> J'aimerais aujourd'hui, être à votre place, j'ai hâte moi, à qui, il reste deux enfants à l'avenir d' étudiants encore incertain. Il y a quatre jour nous étions au mariage d'un dernier d'une fratrie de quatre, les parents ont ramé pour élever leurs enfants et la chanson de Sardou "on vient de marier le dernier" me hante, quel bonheur, à chaque étape d'avoir réussi à aider nos enfants à franchir ces marches.<br /> <br /> Bien sur c'est d'abord leurs succès mais c'est aussi et chaque parent le sait un peu le leur, combien de fois n'avons nous pris un livre de grammaire pour faire réciter une leçon, une conjugaison anglaise pour parer à une interrogation sur les verbes irréguliers, plancher sur un devoir de français même sur Marguerite Duras (je hais Duras, et je l'ai fait, avec amour, pour mon fils,l'an dernier) et milles choses ainsi de la mécanique à la botanique, oubliant nos envies et intérêts en songeant d'abord à nos enfants.<br /> <br /> Je vous félicite sincèrement ainsi que la mère de vos enfants, qui avez dans un souci commun, porté et accouché de l'avenir de vos enfants. vous en êtes fiers à juste titre, eux et vous avez bien bossé, tous les jours, je l'imagine, d'y penser sera votre récompense. je dis parfois à mes enfants<br /> <br /> D’héritage vous en aurez point ou peu, mais votre éducation tiendra lieu de viatique.<br /> <br /> Bel été!<br /> <br /> @ Celestine, la filière par Bruxelles vous connaissez? Vais sur votre blog m'en assurer.
Répondre
et pourquoi ne pas le dire ?
Publicité
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 256 528
Archives
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Publicité