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et pourquoi ne pas le dire ?
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27 juillet 2011

Pronoms...de nom

Le "je" est redoutable. Il arrive en roulant les épaules. Il occupe toute la place, souvent trop de place. Il se met en avant. Mais il est parfois confidence voire confession et là ce "je" , que je l'aime. Quand l'autre se livre en vérité, donne de lui ce qu'il est.

Le "tu" est plus délicat. Il doit être choisi. Jacques ne le donne pas tout de suite. Il attend de mériter de pouvoir le donner, ou mieux d'en recevoir l'autorisation. Il est trop imprécis. Jacques n'aime pas qu'on le donne à tous. Il trouve sot de ne pas profiter de cette belle distinction de la langue. Qu'on se rassure, il ne s'agit pas là de prétentions, de se croire supérieur ou même simplement différent. Il précisera avec le "vous".

"Il ou Elle" sont tellement pratiques. Il parle de ce qu'il aime le plus, les autres, les gens, ceux qu'on aime, ceux qu'on observe, ceux qui vivent à nos côtés. Il se voit comme un autre comme sur un film, comme on entend sa voix sur un enregistrement. Il aime parler de lui à la troisième personne comme les rois d'autrefois qui n'incarnaient plus que leur peuple et qui finalement n'étaient rien en eux-mêmes. D'Elles ou d'Ils, il ne veut recevoir que le bon et éviter le mal. Il pourchassera ce bien, ce bon qui est en eux. Il veut les apprivoiser comme le petit prince apprivoise le renard. S'asseoir à côté d'eux et attendre.

"Nous" est aussi très doux. Ce que l'on fait ensemble, ce que l'on vit ensemble, ce que l'on pense ensemble et surtout ce que chacun fait pour l'autre.

"Vous" peut n'être que pluriel mais il sait être raffinement de singulier. Dans les campagnes autrefois on vouvoyait les anciens quel que soit le milieu. On peut ainsi vouvoyer ceux que l'on aime pour leur montrer l'infini respect que l'on a pour eux. Il aime le déséquilibre vouvoyer et être tutoyè Se placer juste sur la marche en dessous. Ou tutoyer et être vouvoyé et recevoir ainsi un gage d'affection supplémentaire.

"Ils ou elles" ne sont que les pluriels de leurs singuliers. Il y a rien à dire.

Alors qu'on le vouvoie, qu'on le tutoie, qu'on lui parle bien comme on veut, du moment qu'on lui fait l'honneur de lire ces quelques petits mots et l'auteur de ces lignes est heureux et remercie son "public".

La nuit s'avance. Il va falloir aller maintenant se mettre un peu de paupière sur les yeux et trouver dans le monde merveilleux d'un sommeil souvent trop court de quoi penser, de quoi rêver, de quoi écrire.

J'oubliai, il y a vos mots, il y a vos blogs, il y a vous. Demain sera encore un très bon jour.

Bonne nuit.

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Commentaires
D
Quelle belle analyse, empreinte de profondeur et de délicatesse. J'ai aimé ma promenade rythmée par la poésie de vos mots, merci.
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C
Cher Jacques<br /> <br /> Je me suis plongée hier soir pendant deux heures dans la lecture de votre blog.<br /> J'en suis ressortie comme étourdie par un grand bol d'air frais. J'ai ressenti les vibrations de votre écriture battante, comme un cœur, respirant les parfums entêtants de votre village provençal, une certaine douceur de vivre, le cinéma sous les étoiles, les vraies valeurs accrochées aux poutres et aux pierres centenaires, un bonheur palpable dans chacune de vos phrases. J'ai ressenti les inquiétudes d'un père, d'un mari, le respect avec lequel vous parlez de vos êtres chers, enfants, petits-enfants, perles souriantes tenant leur nounours dans les bras.<br /> Je partage ces interrogations existentielles d'un homme comme les autres et pourtant unique.<br /> J'ai palpité en vous imaginant tel un dieu lare, veiller sur le sommeil familial, seul à la barre de ce navire silencieux, guettant les premières lueurs du jour étoilé de rosée.<br /> J'ai aimé votre univers, cher Jacques. J'ai apprécié que vous défendiez les enseignants et leur travail, moi qui suis y si attachée . Je me suis promenée au petit matin dans votre jardin bruissant de mille odeurs, j'ai dormi dans la chambre d'ami, j'ai laissé mes mains glisser sur le piano.<br /> J'ai entendu s'égrener les cloches au beffroi et au clocher de l'église. J'ai souri à la lecture de beaux portraits, une vieille dame, un pêcheur, un grand père, un créateur de mode. <br /> Au travers de vos écrits, se dessine une belle âme, prompte à s'émouvoir et à se battre pour des idéaux.<br /> Ou, j'ai partagé votre vie l'espace d'un instant, j'ai pris le temps, j'ai volé le temps pour me balader chez vous en toute quiétude. Et je n'ai pas regretté le voyage.<br /> Désolée de n'avoir pas pu faire plus court.<br /> Célestine
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S
La boulangère m'a dit ce matin "alors, ELLE veut quoi la petite dame (hum, je mesure 1m73!)...Elle a besoin d'autre chose?"...Du coup, j'ai pensé à vous!! ;)
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O
Je préfère, et de loin, le JE, au IL uniquement pour ne pas dire JE... on se demande bien pourquoi dans certain cas ?<br /> Mais je sais, que ce que je pense, n'intéresse personne <br /> et ce n'est pas un problème pour Elle, qui s'en moque<br /> je plaisante,<br /> car j'adore les blogs avec humour,<br /> ceux qui ne se prennent pas au tragique<br /> comme disait mon prof de français...
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C
Je reviendrai commenter ce que vous écrivez quand j'aurai récupéré mon ordinateur. (la je me sers de mon smartphone et ce n'est pas pratique. )<br /> Cordialement<br /> Célestine
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et pourquoi ne pas le dire ?
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